Yves Carignan
Président - D.G.
Dessins Drummond Inc.

Blogue en Plan

Architecture, Gestion, Conférences, Stratégies, Affaires, Actualité

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Archive pour la Catégorie 'Affaires'

Les tabous d’un président…

Écrit par Yves Carignan @ 1:27
Filed under: Affaires,Développement,Gestion,Opinion

Le plaisir de bloguer vient du fait que l’on peut échanger avec les autres sur différents sujets.  Que ce soit sur un blogue personnel ou dans un contexte d’affaires, le plaisir d’échanger des idées fait en sorte que l’on évolue globalement.

Du moins, c’était mon impression du début…

Lorsque j’ai décidé de bloguer et de promouvoir une ouverture et une transparence en tant que président de PME, je me suis dit que le monde avait évolué et que certains sujets pouvaient être discutés de façon rationnelle sans pour autant créer des dommages collatéraux.  Et bien la réalité m’a rattrapé rapidement !

Sur mon blogue, je n’hésite pas à donner mon opinion sur des sujets qui furent considérés comme tabous dans le passé.  Mon père me disait souvent qu’en affaires, on ne parle jamais de politique!…  Peut-être mais est-ce le cas en 2011?

Même si nos opinions divergent au niveau politique, mon père et moi avons toujours su discuter de ce sujet en se respectant et en riant, plus souvent qu’autrement.  Avec mes clients et amis, il m’est souvent arrivé de discuter politique et de m’apercevoir que nos opinions divergeaient et que, malgré tout, la qualité de nos produits et services prenaient le dessus.  Nous avions des discussions rationnelles et intelligentes.  Autant chez Dessins Drummond que dans les autres entreprises où j’ai évolué, ce sujet ne fut jamais tabou pour moi.  Mon client avait le droit d’avoir une opinion différente de la mienne et mon respect demeurait le même envers lui et vice versa.  Le sujet tournait à la blague rapidement et on continuait nos vies.  Nos relations d’affaires étaient plus fortes que nos opinions politiques.

Dernièrement, via certains commentaires directs et indirects, je me suis aperçu que mon statut de président pouvait sans doute limiter mes sujets et que certains de ceux-ci étaient mieux de demeurer tabous, dû au fait que l’émotivité de certains lecteurs prenaint le dessus sur le rationel.  La politique est un de ces sujets tabous;  une personne m’a dit qu’à cause de mes opinions politiques, elle n’achèterait pas de plans chez Dessins Drummond !!  J’ai d’abord cru à une blague d’un ami mais de fil en aiguille, je me suis aperçu que c’était vrai!  Je me suis demandé si nous étions bel et bien en 2011 et si la venue des blogues n’avait pas changé la donne mais ma réponse est « non » !! 

Tout président qui veut s’assurer que son entreprise ne soit jamais victime de ses opinions doit, toujours en 2011, montrer qu’il n’a aucune opinion en politique, et qu’il ne doit aucunement donner son opinion à ce sujet à défaut de déplaire à une clientèle éventuelle..,  c’est un constat décevant mais réel!  J’ai eu quelques discussions à ce sujet avec des gens très bien branchés dans le Web et/ou dans le monde des affaires et leur opinion est unanime!  Ma déception est aussi unanime que leur opinion!

Constat décevant mais pas surprenant;  dès que l’on croit que nous évoluons, la société nous ramène souvent à la réalité!  La politique et autres sujets délicats comme la religion demeurent et seront toujours des sujets tabous pour un président d’entreprise qui veut s’assurer de la pérénité de cette dernière.  De toute façon, c’est notre devoir de donner à notre entreprise la chance de se faire valoir dans tous les secteurs. 

Dans mon cas, les gens qui ont des opinions différentes des miennes sont toujours les bienvenues tant que cela se fait dans le respect, de façon rationnelle.  Cependant, je m’aperçois que les discussions politiques et autres sujets à niveaux hautement émotifs de débat sont difficilement applicables au niveau du respect dans les blogues!…  L’environnement est un de ceux-ci également. 

Tout blogueur d’affaires se doit donc de ménager ses transports afin de ne pas mettre en péril son entreprise.  Je parle par expérience!  Malgré la croissance continue de notre entreprise, certains me font savoir directement qu’ils n’achèteraient pas de nos plans à cause de mes opinions!  Auraient-ils acheté quans même ?…  J’en doute.  Provoquer le débat n’est pas le rôle d’un président d’entreprise, même sur un blogue !  La prudence est de mise dans cette société.

Quelle en est donc la conclusion ?  Demeurer soi-même et vivre avec les conséquences ou tenter de plaire à tout le monde en ne touchant pas les sujets tabous ? 

Là est la question de tout président blogueur !  🙂

Les opinions d’un président d’entreprise changeraient-elle votre perception des produits et services de cette même entreprise ?

Pensez-y !…

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C’en est devenu un cliché mais je crois qu’ils l’apprécieront toujours:  les beaucerons sont littéralement dans une classe à part lorsque vient le temps d’innover et de revoir le monde des affaires.  Plusieurs entreprises qui sont devenus des fleurons de notre économie proviennent de cette magnifique région et leur rayonnement est aussi grand que le désir de réussite de leurs concitoyens.

Au cours des dernières années, j’ai entendu parler de cette École unique qui porte le nom de « L’École d’Entrepreneurship de Bauce« .  L’objectif:  former une cohorte d’entrepreneurs par des entrepreneurs.  Dans leur jargon, les « entrepreneurs-athlètes » (les étudiants) sont formés par des « entrepreneurs-entraîneurs » (les professeurs) qui sont des gens d’affaires qui ont fait leur marque dans l’économie québécoise;  et la liste des « entrepreneurs-entraîneurs » est assez impressionnante:  Alain Lemaire de Cascades, Jean Coutu du Groupe du même nom, Marc Dutil de Canam, Jean-Marc Léger de Léger Marketing et j’en passe !  Dans cette liste, il y a aussi celui que j’ai eu la chance de côtoyer à mes tout débuts dans ma carrière et qui occupe une place de choix dans mon « Top 5 » des gestionnaires que j’ai en admiration, Pierre Marcouiller de Camoplast.  J’ai eu la chance de travailler avec Pierre pendant 4 ans et je le cite encore en référence dans mes affaires quotidiennes !

Quelques-uns de mes amis ont visité cette école et furent impressionés tant par les installations que par l’engouement qui entoure ce projet.  Parait que tout le « campus » transpire la Passion et que c’est très contagieux.

À lire le contenu de leur site ainsi que ce qui se dit dans l’univers Web sur cette école, je crois que toute personne désireuse de se lancer en affaires doit, bien entendu, compléter son cours universitaire et songer sérieusement à fréquenter cette école qui lui permettra d’être en contact avec des gens qui ont réussi et qui vous donnerons leur vision, truc et précieux conseils.

Si Pierre Marcouiller a eu une bonne influence sur ma façon de voir les affaires, imaginez ce que j’aurais pu retirer en rencontrant plus de 50 « Entrepreneurs-Entraîneurs » de son calibre ! 

Il parait que cette école serait même mieux qu’un MBA pour les chefs d’entreprises, particulièrement de PME !…  Je le crois, juste à regarder la liste des entrepreneurs-entraîneurs.  Mais je ne peux me prononcer personnellement:  je n’ai ni MBA ni un diplôme de cette École alors, je me fierai aux gens qui ont l’expérience de un ou de l’autre.  Pour votre information, l’École recrute présentement !

Un gros Bravo! à Marc Dutil pour son initiative, à madame Nataly Riverin, directrice générale de l’école et surtout, à tous ces « Entrepreneurs-Entraîneurs » qui donnent de leur temps à la réussite des élèves.  Je suis ce ces gens d’affaires qui croient que le partage de nos connaissances personnelles fera de notre province un meilleur endroit pour y vivre et pour y faire des affaires.

La Beauce marque encore un point!

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Mon bon ami Paul B. Goulet , président de GO Relations Publiques, me refile très souvent des articles de journaux ou de magazines traitant de sujets touchant l’industrie de la construction. Son aide vient compléter ma vigie et je l’apprécie.

Ce soir, il vient de m’envoyer une copie d’un article paru dans le Cahier Mon Toit de la Presse du 30 décembre 2010 intitulé: « Se passer des Architectes est un non-sens » et ces mots viennent du Président de l’Ordre des Architectes du Québec, M. André Bourassa.

L’article m’a surpris et m’a fait sourire car on y dit, entre autre, que les « Les sols, le zonage, l’efficacité énergétique, le bon emploi de l’eau, l’utilisation de matériaux sains et durables, la correspondance sûre aux besoins des acheteurs, la fragilité des écosystèmes, le respect des paysages naturels et urbains aussi bien que du patrimoine collectif, l’intégration des résidences à l’environnement tout en étant créatives et le renouvellement du design auquel les jeunes générations aspirent sont autant de raisons qui fondent, selon lui, l’intervention impérative des architectes » …

Est-ce que tous ces éléments sont de l’exclusivité des Architectes ?!  Absolument pas !  Une entreprise comme Dessins Drummond n’embauche aucun architecte et nous sommes capables de faire tout ce qui est énuméré dans la liste de M. Bourassa et même plus:  Dessins Drummond est apte à faire économiser les clients car un plan chez nous coûte beaucoup moins cher qu’un plan d’architecte tout en étant complet et prêt à construire.  Si le client désire un plan entièrement personnalisé et maximiser l’efficacité énergitique de sa nouvelle demeure, nous pouvons offrir tous ces services et nous en avons la preuve avec des réalisations complètes.

Je comprends l’intervention de M. Bourassa car, c’est de bonne guerre, il protège l’Ordre qu’il préside.  Je ne peux cependant demeurer silencieux face à des affirmations qui font croire aux lecteurs que seuls les architectes peuvent leur construire quelque chose de bien.  Cette « socialisation » d’une industrie me fait peur un peu.  Je ne pense pas que le problème premier de l’industrie de la construction soit l’architecture résidentielle…  M. Bourassa est un peu comme le gouvernement Charest:  il fait de la diversion au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes.

Je suis un apôtre de l’ouverture et de l’honnêteté et j’aimerais bien que l’Ordre des Architectes en fasse autant;  sachez que je connais beaucoup d’architectes et que je respecte cette profession.  Je suis absolument d’accord avec une grande partie de ceux-ci qui se demande à quoi joue leur Ordre…  Parlez aux architectes et demandez leur opinion face à leur Ordre, vous verrez…

Lorsque M. Bourassa nous dit que dans certains pays européens, il n’y a pas un mètre carré à construire qui n’oblige pas l’implication d’un architecte, il n’est pas sans savoir que la prériode pour l’obtention des permis de construction dans ces mêmes pays va au-delà de deux ans et ce, en grande partie, à cause de la lenteur des architectes et des municipalités impliquées.  Parlez aux entrepreneurs européens et aux citoyens, ils envient notre système rapide d’obtention des permis résidentiel et, à ce sujet, j’appuie l’APCHQ à 100%.

Comme je l’ai expliqué dans de récents billets, je suis d’accord avec M. Bourassa que le secteur résidentiel soit légiféré et que le citoyen soit protégé.  Les membres de l’Ordre des Technologues Professionnels du Québec (OTPQ) peuvent très bien effectuer ce travail.  Notre entreprise embauche de leurs membres et nous sommes fiers de nos 37 ans d’existence au service des entrepreneurs en construction et des consommateurs.  Quant à l’intégration architecturale et les autres éléments numérés, il en va des municipalités impliquées de légiférer en ce sens et de collaborer avec les fournisseurs de services d’architecture.

Bref, on se retrouve dans une situation où, encore une fois, seul l’Ordre des Architectes aimerait voir les Architectes exclusivement dans un secteur d’activités…  Même vos propres membres, M. Bourassa, aimeraient bien collaborer avec une entreprise comme la nôtre mais vos règles leur en empêchent…

Certains se spécialisent dans le « tournage en rond » et je serai toujours un « empêcheur » de cette activité de plus en plus présente auprès des politiciens et de certains organismes… ou Ordre.

Bonne Année!

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Au cours de la dernière semaine, sans doute à cause du statut de « client chouchou » de notre entreprise, nous avons eu le privilège de recevoir notre copie avant lancement du fameux livre de Michelle Blanc, Les médias sociaux 101, écrit en collaboration avec Nadia Seraiocco.

À l’instar du blogueur Renart Léveillé, je me lance dans la critique de ce livre qui nous permet de démystifier les Facebook, Twitter, LinkedIn et autres réseaux sociaux de ce monde.  Je cite ce blogueur car ma critique ressemblera quelque peu à la sienne !

En partant, je donnerai une note de 9 / 10 sur ce livre car, suite à ma lecture rapide (je ne suis vraiment pas un lecteur assidu mais j’ai décidé de faire un effort pour la cause !), j’ai reconnu le style unique de Michelle ainsi que sa capacité à vulgariser cet univers pour le rendre accessible au commun des mortels et aux gens d’affaires.  Elle a su, en 160 pages, résumer une bonne partie des mes 4 ans de consultation avec elle !  Considérant les honoraires payés par Dessins Drummond au fil des ans, nous sommes donc heureux d’avoir obtenu cette copie avant tout le monde!  ;o)

Plus sérieusement, cet ouvrage est idéal pour toute personne et/ou entreprise qui ne s’est toujours pas lancé dans les médias sociaux, de comprendre ce qu’ils sont et de maîtriser les termes de base.  Même après 4 ans de médias sociaux avec Michelle, j’ai encore appris quelques éléments importants en lisant son livre.  Elle a même su me faire rire !  Faut le faire avec un sujet aussi sérieux.

J’ai beaucoup apprécié le lexique en fin de livre qui permet au lecteur encore plus pressé que moi de capter, en quelques pages, l’essentiel de cet univers.  La terminologie du Web est complexe et cette section est un outil de référence rapide, comme le livre au complet l’est.

Pourquoi ne pas avoir accordé un 10 /10 ?  C’est là que je fais un critique de moi!  Dans ma copie de livre, j’ai noté quelques erreurs de terminologie qui font en sorte que le lecteur néophyte peut se perdre dans les explications.  Ces erreurs furent transmises à Michelle et je sais que le tout sera corrigé.  En deuxième lieu, Michelle aurait-elle pu aller plus loin ?  Peut-être.  Mais l’objectif de vulgariser pour un public autre que ses « habitués » est atteint.  Elle ira sûrement plus loin dans un prochain livre!

Bravo Michelle et Nadia!  Je me suis bien amusé et instruit en lisant ce livre.  Ce sera avec plaisir que je vous reverrez au lancement de lundi.

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Loin de moi l’idée de vouloir partir en guerre contre les syndicats !  Je n’ai pas leur poids ni leur puissance…  Mais bon dieu que je suis content qu’un homme d’affaires, créateur d’emplois et à la tête d’un fleuron québécois qu’est Québécor se dresse debout et décide d’émettre son opinion.  Un billet un peu long mais nécessaire en ces temps où nos gouvernements s’enlisent dans la dette et se font de petits meetings qui ne mènent nul part.

Voici l’intégral de sa lettre parue le 20 janvier dans le Journal de Québec:

« LA LETTRE DE PIERRE KARL PÉLADEAU

Et si nous nous posions d’autres questions pour l’avenir du Québec? Par Pierre Karl Péladeau

Aujourd’hui se tiendront des discussions sur l’avenir du Québec dans le cadre de la «Rencontre économique 2010» sous la présidence du premier ministre du Québec, où doit être abordé le sujet des meilleures conditions pour que le Québec puisse profiter pleinement de la reprise économique.

Nul ne doute que l’heure est venue où la société québécoise doit faire des choix déterminants pour les générations futures.

Il nous semble toutefois que pour prendre des décisions éclairées à cet égard, il nous faille aborder une problématique d’importance qui ne manquera pas d’intéresser l’une des parties au débat, soit les organisations syndicales.

Sans vouloir remettre en cause ni leur existence ni même encore l’apport plus que positif de ces organisations au cours du XXe siècle, nous nous devons de poser la véritable question du déséquilibre des forces que toutes les législations des dernières décennies ont créé entre employeurs et syndicats, lequel a eu et a plus que jamais comme conséquence de défavoriser les entreprises québécoises dans le contexte économique mondialisé dorénavant largement répandu, de rendre plus difficile l’émergence de jeunes entrepreneurs, ainsi que de pénaliser notre désir collectif, voire notre obligation d’accroître notre productivité afin d’être en mesure de faire face aux nombreux défis auxquels nous ont sensibilisés les commentateurs économiques et sociaux.

Au XXIe siècle, alors que la liberté est tout autant une valeur qu’une vertu cardinales, n’est-il pas légitime de nous permettre, comme citoyens bénéficiant d’une maturité politique et démocratique, de décider si nous voulons ou non faire partie d’une organisation syndicale et d’en payer les cotisations? Ne devrions-nous pas nous inspirer de pays comme la France à cet égard où la liberté d’adhésion syndicale est consacrée? Ne devrions-nous pas aussi nous interroger sur ce privilège qui permet aux employés en conflit de travail de ne pas payer d’impôt sur les prestations monétaires qu’ils reçoivent de leurs syndicats, mesure exceptionnelle parce qu’elle fait financer les positions des organisations syndicales par l’ensemble des contribuables déjà assujettis à un fardeau fiscal que tous reconnaissent parmi les plus lourds du continent?

Que dire aussi de la création d’une unité d’accréditation par la simple signature de cartes d’adhésion, système que l’administration Obama et les démocrates aux États-Unis sont en train d’abandonner malgré un soutien financier considérable des syndicats américains?

Il se trouvera certainement plusieurs membres de l’intelligentsia pour justifier l’action positive des syndicats au Québec. Je le répète, nous reconnaissons le rôle nécessaire d’organisations structurées de militants ouvriers qui ont permis aux Québécois de se libérer de l’assujettissement à un capitalisme sauvage et de bénéficier de conditions de travail décentes. Mais n’est-il pas temps de se demander si les remèdes d’hier sont ceux qu’il nous faut pour les maux d’aujourd’hui et de demain?

Tous ces beaux penseurs ont-ils déjà été confrontés à la réalité de dirigeants d’entreprises et d’entrepreneurs comme celle à laquelle mes collègues et moi faisons face de façon quotidienne, tant au Canada qu’à l’étranger, dans un contexte de concurrence mondiale? Au Québec, les dirigeants d’entreprises doivent dédier trop de temps, d’énergie et d’argent à gérer leurs «relations de travail» alors qu’ailleurs, les divers intervenants au sein des entreprises participent ensemble à assurer la poursuite du développement de leurs activités et l’accroissement de leur productivité afin de gagner sur les marchés mondiaux, tant dans les secteurs manufacturiers que dans les secteurs de l’économie du savoir et des technologies.

Alors que les syndicats sont devenus au Québec une force économique aussi puissante qu’indéniable, tel qu’en fait foi notre taux de syndicalisation autour de 40% qui s’avère le plus élevé en Amérique du Nord, pourquoi ces organisations devraient-elles bénéficier de privilèges aussi nombreux et de moins en moins justifiables dans un contexte où la transparence et l’imputabilité ont, à juste titre, envahi l’ensemble des sphères politiques et économiques? Les défis mondiaux auxquels nous faisons face nous obligent à ne plus avoir de craintes à soulever les questions incontournables auxquelles il faudra répondre adéquatement pour assurer l’avenir du Québec. »

Je ne peux qu’être d’accord avec les allégations de M. Péladeau.  Peut-on modernider nos lois dédiées aux relations de travail ?  Dans le contexte du lock-out du Journal de Montréal, je crois que ça prend un courage énorme pour monter aux barricades comme il l’a fait et je ne peux que saluer cette initiative. 

Je veux être clair avec vous: 

  • oui, notre entreprise a des relations avec certaines divisions de Québécor
  • non, je n’ai jamais rencontré M. Péladeau. 
  • oui, un de mes meilleurs amis travaille depuis quelques mois dans la haute direction de Québécor Média et nous partageons la même vision
  • oui, je travaille et collabore habituellement avec des gens qui pensent comme moi…  Ça arrive en affaires…
  • non, je ne suis pas anti-syndicaliste mais un citoyen qui aime entendre deux opinions différentes afin de forger la sienne, ce qui manque énormément au Québec

Je crois que la modernisation des relations de travail passe par un dialogue sérieux car la puissance des Centrales Syndicales au Québec atteint des niveaux où l’équilibre des forces est menacé, comme en font foi les réactions très dures face à la lettre de M. Péladeau dans les journaux le lendemain.  Comme si c’était péché de ne pas penser comme les autres.  Peut-on avoir un débat ?

Je vous propose aussi la réponse de M. Péladeau face aux critiques du journaliste Michel David du Devoir qui l’avait traité de « Dinosaure » la veille:

« C’est avec intérêt que j’ai lu votre chronique du 28 janvier 2010. Vous qualifiez sans nuance les 280 publications de Sun Media de «feuilles de chou», verdict gratuit qui tranche singulièrement avec la solidarité dont on pourrait autrement vous croire habité. Vous disqualifiez le travail lu par des millions de gens, de centaines de vos confrères et consoeurs autant au sein de notre entreprise que ceux qui oeuvrent dans les nombreuses agences de presse que nous relayons, dont la plus importante au Canada, la Presse canadienne.

Ironie du sort, Le Devoir faisait référence, aussi récemment que le 27 janvier, sous la signature d’Alexandre Shields, à un article écrit par Rémi Nadeau du Journal de Québec (qui travaillait encore à la Presse canadienne il y a quelques semaines) faisant état du manque de transparence dans la divulgation du règlement du renouvellement de la convention collective à la SAQ, étrangement qualifiée de paix industrielle alors que l’on passait sous silence l’augmentation de la masse salariale de 100 millions à 123 millions.

Vous n’êtes pas sans savoir que Quebecor n’est pas une PME. Nous faisons travailler directement et indirectement des dizaines de milliers de personnes et regroupons en notre sein plus de cent syndicats distincts, oeuvrant dans des industries variées aux enjeux divers. Nous sommes un acteur important de l’économie et de la culture québécoises. Nous investissons ici chaque année plusieurs centaines de millions de dollars, créant ainsi des milliers d’emplois de qualité, dans des secteurs en croissance.

Notre siège social de Montréal et ceux de nos filiales emploient des centaines de Québécois dans des postes clés. J’ai le privilège de la diriger et de participer aux très nombreux succès qu’elle a réalisés durant les 10 dernières années de ma présidence, dont notamment le repositionnement complet de Vidéotron, qui offre maintenant en plus des produits de grande qualité orientés sur les dernières technologies, un service à la clientèle qui fait l’envie de très nombreuses entreprises.

C’est avec tout autant d’énergie que nous avons lancé le projet de modernisation de nos activités d’édition il y a quelques années, permettant ainsi à Sun Media de devenir le plus important éditeur au Canada. Cette dernière jouit maintenant d’une santé financière lui permettant de traverser la crise actuelle et d’assurer son avenir dans un environnement dont tous, notamment votre directeur Bernard Descôteaux en ces pages hier, reconnaissent la dramatique transformation. En quoi la modernisation du Québec ferait-elle de nous des dinosaures intransigeants?

Quant à votre procès d’intention, il apparaît cocasse que vous repreniez l’argument de ce banquier dont l’industrie combat avec succès depuis des décennies la syndicalisation de ses employés. Vous voici protecteur de principes dont il est désormais interdit, sous peine d’attaques ad hominem et d’accusations de lèse-majesté, de remettre en question les fondements. La liberté d’esprit qui a toujours prévalu au Devoir semble s’être abstenue sous votre plume et me ramène aux pires heures de la direction de Georges Pelletier.

Pourquoi serait-il donc illégitime de s’interroger sur la transparence des syndicats quant à leur gouvernance, par exemple, celle du Fonds de solidarité de la FTQ, où l’on constate que 12 des administrateurs sur 17 occupent des postes de président de syndicat? Cette organisation gère des millions de dollars, obtenus en grande partie grâce aux généreux crédits d’impôt dont sont ainsi privés les coffres de l’État.

Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question de syndicats, confère à ce groupe une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange. Nous sommes bien loin de l’audace et du choc des idées auxquels nous avait habitués Le Devoir. Dans la même veine, votre attitude et celle de vos collègues de la Tribune de la presse, feignant la neutralité pour justifier le refus de l’accréditation à vos confrères du Journal de Québec, sont absolument sidérantes. Selon vous, donc, le droit à l’information et à sa diversité est maintenant subordonné aux droits de travailleurs. Henri Bourassa en serait pour le moins étonné!

Pierre Karl Péladeau – Président et chef de la direction de Quebecor »

La table est mise et le débat devrait logiquement suivre…  Chapeau à votre courage M. Péladeau et j’espère que votre geste initiera le débat dans cette province aux politiques drabes.

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Mise au point pour rassurer Michelle !

Écrit par Yves Carignan @ 8:58
Filed under: Affaires,Gestion,Opinion

Je me suis senti un peu mal aujourd’hui !…  mais pas longtemps !

Ceux qui me connaissent savent que j’aime rire et me payer la tête des gens assez souvent.  J’ai un sens de l’humour développé et je m’amuse dans tout ce que je fais…  du moins, je tente de le faire !

Dans mon dernier billet, j’ai étalé plusieurs sujets rapides tous différents les uns des autres dont celui-ci: « Je suis en meeting avec Michelle Blanc  lundi AM;  elle semble sur un nuage celle-là !  On va la ramener sur terre !  ;o) »

Vous auriez dû voir le visage de Michelle ce matin !…  À peine l’aie-je accueillie et lui ai souhaité la bonne année qu’elle me dit: « Faut j’te parle, on a quelque chose à régler ! »  Je m’éclate de rire et lui répond: « Ah oui ! Quoi donc? » avec mon air un peu baveux car je n’avais rien en tête qui pouvait me sembler conflictuel avec elle.  C’est là qu’elle me demande ce que je voulais dire par cette phrase que je vous ai cité plus haut !

Wooo!  Comme elle pensait qu’il y avait quelque chose de négatif dans mon propos, je lui ai dit que le terme « ramener sur terre » voulait dire qu’on la ferait travailler fort car nous avions beaucoup de projets !  Le dossier s’est réglé rapidement mais je tenais à clarifier ce point car si elle l’avait saisi comme ça,  je me dis que d’autres ont aussi pu percevoir quelque chose de négatif;  il n’en est rien, rassurez-vous !  On garde notre consultante !

Nous avons passée l’avant-midi en meeting avec elle et avons établi quelques projets suite à une scéance de brainstorm qui touchait le développement d’une nouvelle stratégie web chez Dessins Drummond.  La séance fut plus que convaincante et nous savons où nous nous en allons ! 

J’ai un message à ceux qui tentent de se faire du « Capital WEB » en détractant Michelle et ses idées;  je peux vous dire qu’elle est une des consultantes qui en a fait le plus pour notre entreprise et tout ce qu’elle nous a dit d’appliquer et que nous avons appliqué fut un succès sur toute la ligne.  Comme elle a plein d’idées, nous pourrions avoir une équipe de 25 programmeurs et nous manquerions de temps !!! 

Je sais qu’elle est affactée par ces gens qui lui font passer quelques moments difficiles en tentant de dénigrer ses points et ses idées mais, en tant que client, nous pouvons vous garantir qu’elle sait de quoi elle parle.  Son personnage est unique et ne laisse personne indifférent.  Cependant, sa présence médiatique et le fait qu’elle en cache rien de sa condition peut sans doute faire quelques jaloux et ça, le Québec en est rempli, malheureusement…

Merci encore Michelle et désolé si mon propos t’a fait sentir un peu mal.  Loin de moi l’idée de vouloir te « bitcher » !  ;o)  Continue de foncer.

À bientôt !

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Il y a des choses dans la vie qui m’enragent et en voici une : l’entreprise Canadex, fondée par un québécois,  Stephan Daigle et qui est enregistrée au Delaware (USA), opérait, en 2008, un site web à l’adresse URL www.canadex.us.   Grâce à un recours légal, nous avions réussi à faire fermer ce site car il utilisait nos modèles de maisons (plus de 400) et utilisaient également une ancienne version de notre site internet ainsi que les textes que nous avions créés !!!  Ils ont même poussé l’audace jusqu’à aller écrire que les droits d’auteurs leur appartenait !

À cette époque, j’avais eu la « chance » de jaser avec M. Daigle et notre conversation avait été assez courte :  je lui avais donné 24 heures pour tout retirer sinon, j’entreprenais des recours.  Il ne m’a pas écouté et nous avons fait fermer leur site.  Je n’ai pas de pardon pour ces activités de copieurs, beaucoup l’apprennent à leurs dépens…

Mais voilà que mes « zamis » récidivent en 2009 !!!  Grâce à nos contacts en Europe, nous avons maintenant le plaisir de visualiser http://www.canadex.ch/ !!!  Je vous invite à visiter ce site et vous vous ferez votre propre opinion !!!

  • Regardez cette page;  c’est une copie conforme de notre ancienne version de site…
  • Cliquez sur « PLANS » :  vous reconnaîtrez tous les modèles de Dessins Drummond ainsi que toutes nos images et nos plans de planchers !  Remarquez la bande bleue où il est indiqué « Visuels »;  le logo de Dessins Drummond est mal effacé !!!
  • Cliquez sur « SERVICES » et vous reconnaîtrez les textes et le modèle de Dessins Drummond modifié !
  • Tous les textes de ce site sont les textes de notre ancien site !
  • Pour pousser l’audace jusqu’au bout, cliquez sur « SUPPORT » et admirez l’œuvre; les gens de Canadex nous parlent que tous les plans furent créés chez eux et sont protégés par la loi sur les droits d’auteur !…  C’est nous les créateurs protégés par cette loi !! 

Quand on pousse l’audace à utiliser notre produit protégé par les lois internationales, mon devoir est de faire respecter notre droit d’auteur et je le ferai avec plaisir.  Mais quand on vient  écrire sur ce site Internet que les plans sont créés par CANADEX, je trouve que cela dépasse toute imagination, surtout venant d’une entreprise qui s’est fait fermée son site internet l’an dernier!  Cette situation est inacceptable.

La situation provoquée par www.Canadex.ch  s’avère du jamais vu chez nous en 36 ans d’existence.  Je vais m’assurer que Dessins Drummond soit protégée par ces récidivistes.  Rien ne m’arrêtera, quel que soit le pays !

Qu’en dites-vous ?…

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Je n’avais même pas eu le temps de le mentionner dans mon blogue à ce moment mais le 2 octobre dernier, au retour de mon désormais « fameux » voyage à Paris, je fus invité à titre de conférencier au Congrès de la Fédération des Chambres de Commerce du Québec (FCCQ) où j’ai eu le plaisir de présenter l’expérience de Dessins Drummond en tant que PME québécoise dans la jungle du 2.0.

Cette conférence fut un peu spécial car je me suis offert pour être le dernier à parler et je me suis retrouvé à avoir environ 20 minutes pour présenter notre expérience et aussi répondre aux questions !…  J’ai alors proposé à l’assistance de mettre de côté la présentation Power Point et d’y aller en « full verbo-motricité », sans support visuel.  J’ai alors baptisé le tout le « Speed Conferencing » !

J’ai eu le plaisir de présenter l’expérience de Dessins Drummond aux membres des différentes Chambres de Commerce régionales et de leur expliquer que nous n’avons pas besoin d’être une multinationale pour tirer profit du Web 2.0 et des médias sociaux.  Avec humour, j’ai présenté une conférence rapide et qui, je crois, a su captiver l’audience qui, en grande majorité, oeuvre avec des PME qui ont besoin de soutien dans ce type de démarche.

Les gens ont ri et ont compris qu’une démarche Web 2.0 se fait par étape sans avoir besoin de budget astronomique.  J’ai beaucoup apprécié que les gens qui assistaient à la conférence viennent jaser avec moi en grand nombre après la présentation car cela est signe que j’ai pu piquer votre curiosité !  Merci de votre accueil et de vos commentaires, je fus très touché.

Je vous joins une copie de la lettre de remerciement que j’ai reçue la semaine dernière;  j’en profite pour remercier les organisateurs de cet événement et vous dit simplement à la prochaine !

FCCQ Octobre 2009

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Mon absence au cours des dernières semaines avait deux principales raisons:

  1. Je devais préparer le début de saison de hockey des deux équipes dont je suis entraîneur (je me demandais quoi faire de mes temps libres !!). Mes deux fils jouent et les bénévoles se font rares!…
  2. J’ai eu une discussion sérieuse avec notre V-P Finances et associé et avons décidé de prendre des chemins différents…

Nul besoin de vous dire que l’élément #2 a pris de mon temps et beaucoup de mon énergie.  Celles et ceux qui sont en affaires connaissent le topo:  le temps file, les besoins changent et le dirigeant doit prendre des décisions pour le bien de son entreprise.  Comme il est à la fois le décideur et l’annonceur, il est aussi celui qui est visé par les regards et les rumeurs:  part of the job and I can live with that !  En prenant cette décision difficile, il se créé un climat délicat dans l’entreprise et le leadership du dirigeant est mis à l’épreuve !  Le thrill est là et les défis aussi.

En même temps, lorsque des changements de la sorte surviennent, il est très facile pour le dirigeant de voir sur qui il peut compter et de qui il doit peut-être se méfier…  dans mon cas, j’ai eu des gens qui se sont investis grandement afin de donner un coup de main et cela me fait dire que c’est dans la tempête que l’on reconnaît nos meilleurs matelots !

Le dossier financier avec l’ex associé n’est pas complètement réglé mais nous devons préparer l’année 2010 et aller de l’avant.  Le département des finances d’une entreprise n’est pas un département temporaire et abstrait;  c’est le centre névralgique de l’entreprise et la personne en poste doit être au front, près du président et de ses décisions et doit être constamment aux aguets.  Pas de demi-mesures.

C’est pour cette raison que je me sers de mon blogue pour annoncer l’ouverture d’un poste de Contrôleur Financier pour le siège social de Dessins Drummond, à Drummondville.  Vous pouvez retrouver les informations relatives à ce poste en cliquant sur ce lien.

Si les défis vous stimulent et que vous avez le désir de collaborer avec tous les départements de l’entreprise et ses agences, si vous désirez participer à la croissance #3 de notre entreprise qui se fera à partir de l’an prochain, si vous aimez sortir des sentiers battus au niveau comptable et de relever des défis avec une équipe expérimentée, jeune et stimulée, si vous êtes autonome et dévoué, nous avons un siège pour vous !

Au plaisir de recevoir vos CV !

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Comme vous le savez, notre entreprise collabore avec Michelle Blanc depuis plusieurs années.  Michelle, jumelée à notre équipe de développement WEB, font en sorte que Dessins Drummond a pris un virage Web 2.0 il y a plus de deux ans et continuera ce virage au cours des prochaines années.

Le blogue que vous lisez présentement, celui de Dessins Drummond, notre présence sur les différents médias sociaux et le développement de stratégies précises (et secrètes…) font partie de la stratégie web 2.0 de Dessins Drummond et nous continuons en ce sens.

Lors d’une entrevue à RDI avec Gérald Fillion, Michelle a parlé de Dessins Drummond dans les dernières secondes et nous en sommes bien fiers.  Merci Michelle et je vous joins cette vidéo pour votre information.

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