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Yves Carignan Président - D.G. Dessins Drummond Inc. |
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Loin de moi l’idée de vouloir partir en guerre contre les syndicats ! Je n’ai pas leur poids ni leur puissance… Mais bon dieu que je suis content qu’un homme d’affaires, créateur d’emplois et à la tête d’un fleuron québécois qu’est Québécor se dresse debout et décide d’émettre son opinion. Un billet un peu long mais nécessaire en ces temps où nos gouvernements s’enlisent dans la dette et se font de petits meetings qui ne mènent nul part.
Voici l’intégral de sa lettre parue le 20 janvier dans le Journal de Québec:
« LA LETTRE DE PIERRE KARL PÉLADEAU
Et si nous nous posions d’autres questions pour l’avenir du Québec? Par Pierre Karl Péladeau
Aujourd’hui se tiendront des discussions sur l’avenir du Québec dans le cadre de la «Rencontre économique 2010» sous la présidence du premier ministre du Québec, où doit être abordé le sujet des meilleures conditions pour que le Québec puisse profiter pleinement de la reprise économique.
Nul ne doute que l’heure est venue où la société québécoise doit faire des choix déterminants pour les générations futures.
Il nous semble toutefois que pour prendre des décisions éclairées à cet égard, il nous faille aborder une problématique d’importance qui ne manquera pas d’intéresser l’une des parties au débat, soit les organisations syndicales.
Sans vouloir remettre en cause ni leur existence ni même encore l’apport plus que positif de ces organisations au cours du XXe siècle, nous nous devons de poser la véritable question du déséquilibre des forces que toutes les législations des dernières décennies ont créé entre employeurs et syndicats, lequel a eu et a plus que jamais comme conséquence de défavoriser les entreprises québécoises dans le contexte économique mondialisé dorénavant largement répandu, de rendre plus difficile l’émergence de jeunes entrepreneurs, ainsi que de pénaliser notre désir collectif, voire notre obligation d’accroître notre productivité afin d’être en mesure de faire face aux nombreux défis auxquels nous ont sensibilisés les commentateurs économiques et sociaux.
Au XXIe siècle, alors que la liberté est tout autant une valeur qu’une vertu cardinales, n’est-il pas légitime de nous permettre, comme citoyens bénéficiant d’une maturité politique et démocratique, de décider si nous voulons ou non faire partie d’une organisation syndicale et d’en payer les cotisations? Ne devrions-nous pas nous inspirer de pays comme la France à cet égard où la liberté d’adhésion syndicale est consacrée? Ne devrions-nous pas aussi nous interroger sur ce privilège qui permet aux employés en conflit de travail de ne pas payer d’impôt sur les prestations monétaires qu’ils reçoivent de leurs syndicats, mesure exceptionnelle parce qu’elle fait financer les positions des organisations syndicales par l’ensemble des contribuables déjà assujettis à un fardeau fiscal que tous reconnaissent parmi les plus lourds du continent?
Que dire aussi de la création d’une unité d’accréditation par la simple signature de cartes d’adhésion, système que l’administration Obama et les démocrates aux États-Unis sont en train d’abandonner malgré un soutien financier considérable des syndicats américains?
Il se trouvera certainement plusieurs membres de l’intelligentsia pour justifier l’action positive des syndicats au Québec. Je le répète, nous reconnaissons le rôle nécessaire d’organisations structurées de militants ouvriers qui ont permis aux Québécois de se libérer de l’assujettissement à un capitalisme sauvage et de bénéficier de conditions de travail décentes. Mais n’est-il pas temps de se demander si les remèdes d’hier sont ceux qu’il nous faut pour les maux d’aujourd’hui et de demain?
Tous ces beaux penseurs ont-ils déjà été confrontés à la réalité de dirigeants d’entreprises et d’entrepreneurs comme celle à laquelle mes collègues et moi faisons face de façon quotidienne, tant au Canada qu’à l’étranger, dans un contexte de concurrence mondiale? Au Québec, les dirigeants d’entreprises doivent dédier trop de temps, d’énergie et d’argent à gérer leurs «relations de travail» alors qu’ailleurs, les divers intervenants au sein des entreprises participent ensemble à assurer la poursuite du développement de leurs activités et l’accroissement de leur productivité afin de gagner sur les marchés mondiaux, tant dans les secteurs manufacturiers que dans les secteurs de l’économie du savoir et des technologies.
Alors que les syndicats sont devenus au Québec une force économique aussi puissante qu’indéniable, tel qu’en fait foi notre taux de syndicalisation autour de 40% qui s’avère le plus élevé en Amérique du Nord, pourquoi ces organisations devraient-elles bénéficier de privilèges aussi nombreux et de moins en moins justifiables dans un contexte où la transparence et l’imputabilité ont, à juste titre, envahi l’ensemble des sphères politiques et économiques? Les défis mondiaux auxquels nous faisons face nous obligent à ne plus avoir de craintes à soulever les questions incontournables auxquelles il faudra répondre adéquatement pour assurer l’avenir du Québec. »
Je ne peux qu’être d’accord avec les allégations de M. Péladeau. Peut-on modernider nos lois dédiées aux relations de travail ? Dans le contexte du lock-out du Journal de Montréal, je crois que ça prend un courage énorme pour monter aux barricades comme il l’a fait et je ne peux que saluer cette initiative.
Je veux être clair avec vous:
Je crois que la modernisation des relations de travail passe par un dialogue sérieux car la puissance des Centrales Syndicales au Québec atteint des niveaux où l’équilibre des forces est menacé, comme en font foi les réactions très dures face à la lettre de M. Péladeau dans les journaux le lendemain. Comme si c’était péché de ne pas penser comme les autres. Peut-on avoir un débat ?
Je vous propose aussi la réponse de M. Péladeau face aux critiques du journaliste Michel David du Devoir qui l’avait traité de « Dinosaure » la veille:
« C’est avec intérêt que j’ai lu votre chronique du 28 janvier 2010. Vous qualifiez sans nuance les 280 publications de Sun Media de «feuilles de chou», verdict gratuit qui tranche singulièrement avec la solidarité dont on pourrait autrement vous croire habité. Vous disqualifiez le travail lu par des millions de gens, de centaines de vos confrères et consoeurs autant au sein de notre entreprise que ceux qui oeuvrent dans les nombreuses agences de presse que nous relayons, dont la plus importante au Canada, la Presse canadienne.
Ironie du sort, Le Devoir faisait référence, aussi récemment que le 27 janvier, sous la signature d’Alexandre Shields, à un article écrit par Rémi Nadeau du Journal de Québec (qui travaillait encore à la Presse canadienne il y a quelques semaines) faisant état du manque de transparence dans la divulgation du règlement du renouvellement de la convention collective à la SAQ, étrangement qualifiée de paix industrielle alors que l’on passait sous silence l’augmentation de la masse salariale de 100 millions à 123 millions.
Vous n’êtes pas sans savoir que Quebecor n’est pas une PME. Nous faisons travailler directement et indirectement des dizaines de milliers de personnes et regroupons en notre sein plus de cent syndicats distincts, oeuvrant dans des industries variées aux enjeux divers. Nous sommes un acteur important de l’économie et de la culture québécoises. Nous investissons ici chaque année plusieurs centaines de millions de dollars, créant ainsi des milliers d’emplois de qualité, dans des secteurs en croissance.
Notre siège social de Montréal et ceux de nos filiales emploient des centaines de Québécois dans des postes clés. J’ai le privilège de la diriger et de participer aux très nombreux succès qu’elle a réalisés durant les 10 dernières années de ma présidence, dont notamment le repositionnement complet de Vidéotron, qui offre maintenant en plus des produits de grande qualité orientés sur les dernières technologies, un service à la clientèle qui fait l’envie de très nombreuses entreprises.
C’est avec tout autant d’énergie que nous avons lancé le projet de modernisation de nos activités d’édition il y a quelques années, permettant ainsi à Sun Media de devenir le plus important éditeur au Canada. Cette dernière jouit maintenant d’une santé financière lui permettant de traverser la crise actuelle et d’assurer son avenir dans un environnement dont tous, notamment votre directeur Bernard Descôteaux en ces pages hier, reconnaissent la dramatique transformation. En quoi la modernisation du Québec ferait-elle de nous des dinosaures intransigeants?
Quant à votre procès d’intention, il apparaît cocasse que vous repreniez l’argument de ce banquier dont l’industrie combat avec succès depuis des décennies la syndicalisation de ses employés. Vous voici protecteur de principes dont il est désormais interdit, sous peine d’attaques ad hominem et d’accusations de lèse-majesté, de remettre en question les fondements. La liberté d’esprit qui a toujours prévalu au Devoir semble s’être abstenue sous votre plume et me ramène aux pires heures de la direction de Georges Pelletier.
Pourquoi serait-il donc illégitime de s’interroger sur la transparence des syndicats quant à leur gouvernance, par exemple, celle du Fonds de solidarité de la FTQ, où l’on constate que 12 des administrateurs sur 17 occupent des postes de président de syndicat? Cette organisation gère des millions de dollars, obtenus en grande partie grâce aux généreux crédits d’impôt dont sont ainsi privés les coffres de l’État.
Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question de syndicats, confère à ce groupe une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange. Nous sommes bien loin de l’audace et du choc des idées auxquels nous avait habitués Le Devoir. Dans la même veine, votre attitude et celle de vos collègues de la Tribune de la presse, feignant la neutralité pour justifier le refus de l’accréditation à vos confrères du Journal de Québec, sont absolument sidérantes. Selon vous, donc, le droit à l’information et à sa diversité est maintenant subordonné aux droits de travailleurs. Henri Bourassa en serait pour le moins étonné!
Pierre Karl Péladeau – Président et chef de la direction de Quebecor »
La table est mise et le débat devrait logiquement suivre… Chapeau à votre courage M. Péladeau et j’espère que votre geste initiera le débat dans cette province aux politiques drabes.
Commentaire (0)Je me suis senti un peu mal aujourd’hui !… mais pas longtemps !
Ceux qui me connaissent savent que j’aime rire et me payer la tête des gens assez souvent. J’ai un sens de l’humour développé et je m’amuse dans tout ce que je fais… du moins, je tente de le faire !
Dans mon dernier billet, j’ai étalé plusieurs sujets rapides tous différents les uns des autres dont celui-ci: « Je suis en meeting avec Michelle Blanc lundi AM; elle semble sur un nuage celle-là ! On va la ramener sur terre ! ;o) »
Vous auriez dû voir le visage de Michelle ce matin !… À peine l’aie-je accueillie et lui ai souhaité la bonne année qu’elle me dit: « Faut j’te parle, on a quelque chose à régler ! » Je m’éclate de rire et lui répond: « Ah oui ! Quoi donc? » avec mon air un peu baveux car je n’avais rien en tête qui pouvait me sembler conflictuel avec elle. C’est là qu’elle me demande ce que je voulais dire par cette phrase que je vous ai cité plus haut !
Wooo! Comme elle pensait qu’il y avait quelque chose de négatif dans mon propos, je lui ai dit que le terme « ramener sur terre » voulait dire qu’on la ferait travailler fort car nous avions beaucoup de projets ! Le dossier s’est réglé rapidement mais je tenais à clarifier ce point car si elle l’avait saisi comme ça, je me dis que d’autres ont aussi pu percevoir quelque chose de négatif; il n’en est rien, rassurez-vous ! On garde notre consultante !
Nous avons passée l’avant-midi en meeting avec elle et avons établi quelques projets suite à une scéance de brainstorm qui touchait le développement d’une nouvelle stratégie web chez Dessins Drummond. La séance fut plus que convaincante et nous savons où nous nous en allons !
J’ai un message à ceux qui tentent de se faire du « Capital WEB » en détractant Michelle et ses idées; je peux vous dire qu’elle est une des consultantes qui en a fait le plus pour notre entreprise et tout ce qu’elle nous a dit d’appliquer et que nous avons appliqué fut un succès sur toute la ligne. Comme elle a plein d’idées, nous pourrions avoir une équipe de 25 programmeurs et nous manquerions de temps !!!
Je sais qu’elle est affactée par ces gens qui lui font passer quelques moments difficiles en tentant de dénigrer ses points et ses idées mais, en tant que client, nous pouvons vous garantir qu’elle sait de quoi elle parle. Son personnage est unique et ne laisse personne indifférent. Cependant, sa présence médiatique et le fait qu’elle en cache rien de sa condition peut sans doute faire quelques jaloux et ça, le Québec en est rempli, malheureusement…
Merci encore Michelle et désolé si mon propos t’a fait sentir un peu mal. Loin de moi l’idée de vouloir te « bitcher » ! ;o) Continue de foncer.
À bientôt !
Nous sommes le 23 décembre, il est presque 17h00 et le bureau du siège social de Dessins Drummond se vide tranquillement. Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais ces « dernières journées » sont toujours spéciales et me porte à analyser l’année qui vient de passer.
2009 fut une année remplie de défis et nous avons su les relever. Les défis personnels furent grands et je suis particulièrement fier de celui relevé par ma mère qui, un an après la découverte de cette tumeur cancéreuse, prend du mieux à chaque jour. Ce sera un Noël émotif et bien spécial !
Au niveau de l’entreprise, je tiens à remercier tous les employés de Dessins Drummond qui ont su relever le défi et traverser une année où l’économie chancelante nous a poussé à prendre des décisions difficiles. Je salue les employés qui ont dû quitter et notre associé qui a également quitté la barque. Tout s’est déroulé positivement et j’en suis particulièrement fier.
Ce qui fut positif en 2009 ? Le positionnement de DDI dans des secteurs où nous n’étions pas présents et notre capacité à en tirer profit rapidement, notre positionnement WEB qui ne cesse de s’améliorer et notre capacité à croître nos ventes dans certains secteurs dans une économie plus difficile. Un travail d’équipe extraordinaire qui fait que je comprends mieux ma fatigue actuelle !!! Quelle année.
Au point de vue négatif, tout ce qui touche les poursuites et plagiat, particulièrement le dernier moineau , CANADEX, qui se sert de nos images et de notre ancien site pour vendre ses maisons… Nous devons nous y faire et poursuivre ces gens mais je ne conçois jamais un tel geste car nous avons des programmes pour les servir … Anyway, la race humaine n’a pas fini de nous décevoir autant que de nous impressioner !
Je vous souhaite, chers lecteurs et chers clients, un merveilleux temps des Fêtes et on se reparle en janvier !
Yves
Mon absence au cours des dernières semaines avait deux principales raisons:
Nul besoin de vous dire que l’élément #2 a pris de mon temps et beaucoup de mon énergie. Celles et ceux qui sont en affaires connaissent le topo: le temps file, les besoins changent et le dirigeant doit prendre des décisions pour le bien de son entreprise. Comme il est à la fois le décideur et l’annonceur, il est aussi celui qui est visé par les regards et les rumeurs: part of the job and I can live with that ! En prenant cette décision difficile, il se créé un climat délicat dans l’entreprise et le leadership du dirigeant est mis à l’épreuve ! Le thrill est là et les défis aussi.
En même temps, lorsque des changements de la sorte surviennent, il est très facile pour le dirigeant de voir sur qui il peut compter et de qui il doit peut-être se méfier… dans mon cas, j’ai eu des gens qui se sont investis grandement afin de donner un coup de main et cela me fait dire que c’est dans la tempête que l’on reconnaît nos meilleurs matelots !
Le dossier financier avec l’ex associé n’est pas complètement réglé mais nous devons préparer l’année 2010 et aller de l’avant. Le département des finances d’une entreprise n’est pas un département temporaire et abstrait; c’est le centre névralgique de l’entreprise et la personne en poste doit être au front, près du président et de ses décisions et doit être constamment aux aguets. Pas de demi-mesures.
C’est pour cette raison que je me sers de mon blogue pour annoncer l’ouverture d’un poste de Contrôleur Financier pour le siège social de Dessins Drummond, à Drummondville. Vous pouvez retrouver les informations relatives à ce poste en cliquant sur ce lien.
Si les défis vous stimulent et que vous avez le désir de collaborer avec tous les départements de l’entreprise et ses agences, si vous désirez participer à la croissance #3 de notre entreprise qui se fera à partir de l’an prochain, si vous aimez sortir des sentiers battus au niveau comptable et de relever des défis avec une équipe expérimentée, jeune et stimulée, si vous êtes autonome et dévoué, nous avons un siège pour vous !
Au plaisir de recevoir vos CV !
Les dernières semaines furent complètement folles et à la fois ennrichissantes alors, je tente de reprendre le beat du blogue !
Je vous écris cette note car certains d’entre vous me disiez que le fil RSS de mon blogue ne fonctionnait pas bien alors, j’ai demandé à « Frank the Geek » de regarder le problème et voici la solution !
Cliquez sur ce lien, c’est le meilleur fil RSS pour suivre mon blogue ou copiez simplement ce lien sur votre Netvibes:
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Comme ça, dès que je mets un nouveau billet en ligne, vous serez automatiquement avertis ! Pour ceux qui ne sont pas abonnés, inscrivez votre courriel dans le carré prévu à cet effet dans la colonne de droite et cliquez sur « Je m’inscris » juste en-dessous.
Je vous reviens sous peu !
Au cours des dernières semaines, nous avons vu que nos centrales syndicales ont enterré la hache de guerre et ont décidé de s’unir afin de faire front commun dans leurs négociations avec le gouvernement Charest. Leur but: s’attaquer à la sacoche vide de notre ancienne Présidente du Conseil du Trésor !…
Je vous avoue d’entrée de jeu que si j’étais dans la chaise gouvernementale, j’en profiterais pour négocier assez serré, merci ! Aie-je besoin de vous rappeler que nous sommes le peuple le plus taxé de l’Amérique du Nord, une des provinces les plus endettées au pays, le nombre de fonctionnaires le plus élevé per capita au Canada et le taux de syndicalisation le plus élevé au pays ! Faudra que nos syndicaleux soient imaginatifs pour nous faire accepter leurs revendications !
Pas trop pire comme revendications: 11,3% d’augmentation sur 3 ans !!! Peut-on transférer une partie de la fonction publique en Chine ou en Inde ?… Ça n’a aucun bon sens ! Leurs revendications viennent d’une statistique que Claude Piché explique très bien et qui me fait aussi bien rire; parait que nos fonctionnaires sont moins bien rémunérés que dans l’entreprise privée…
Dans vos calculs, je me demande si vous tenez compte des éléments suivants:
- Combien vaut la sécurité d’emploi que vous possédez au public et qui est quasi inexistante au privé ?
- Combien vaut votre fond de pension qui fait que vous pouvez vous retirez à 55 ans et, très souvent, agir en tant que consultant pour le même département par la suite ?
- Êtes-vous au courant que des milliers de québécois (32 000 précisément) ont perdu leur emploi et que des milliers d’autres travaillent à temps partagé ?
- Êtes-vous au courant que des entreprises comme la nôtre ont souvent perdu des employés qui se sont tournés vers la fonction publique UNIQUEMENT pour les conditions salariales ? Notre plus grande compétition en terme de perte d’employés est la fonction publique !!! Celle que je finance à même mes impôts et qui demandent des augmentations de 11% sur trois ans!…
Je demanderais donc aux sympatiques chefs syndicaux de prendre en considération tous ces éléments avant de monter aux barricades et de nous scander leurs « So-So-So-Solidarité! ». Car la réponse qui me vient en tête rapidement est « Sou-Sou-Sou- Sous-traitez au privé! » Considérez tous les avantages sociaux avant de revendiquer SVP…
Je demande aussi au gouvernement de négocier comme si c’était leur propre argent, pour une fois… Mettons que je n’ai pas trop d’espoir de ce côté !…
Puis-je vous proposer, M. Charest, ma candidature comme négociateur dans ces dossiers ?… Je le ferais pour pas cher et sans avantages sociaux cachés!… Pas sûr que vous allez revenir au pouvoir mais, au moins, le Québec aura économisé et les payeurs de taxes seront fiers de vous !
Je tiens à préciser que je suis conscient que beaucoup d’employés de l’État font un excellent travail et sont conscients de leurs avantages; dans ce billet, je m’adresse aux centrales syndicales et aux dirigeants gouvernementaux. Je n’ai rien contre la syndicalisation mais je suis contre l’abus de toute sorte et là, nous sommes devant un défi de taille.
Soyons logiques.
En cette fin du premier trimestre 2009, c’est la confusion la plus totale dans l’industrie de la construction ! Nos nombreux indicateurs nous donnent des tendances différentes mais nous demeurons positifs.
En entrant au bureau hier matin, je mets la main sur une étude de la RBC qui me permet de mieux me situer alors, j’ai décidé de vous en faire profiter et d’en tirer un petit résumé !
On entend de toute part que c’est le temps d’acheter ou de construire une propriété puisque les taux d’intérêts sont à leur plus bas niveau et que le coût des maisons diminue… En même temps, la crise financière fait en sorte que le crédit est plus difficile et que les ménages, ayant crainte de perdre leur emploi car ils regardent trop la télé et ses dramatisations de la situation, ont diminué grandement leurs dépenses et retardent certains projets… Est-ce que ça va bien ou ça va mal ?…
C’est bien beau de voir une maison qui se vendait 235 000$ en 2008 passer à 200 000$ en 2009 mais si les banques sont plus frileuses et que la population de l’achète pas, on demeure au même niveau !
C’est ainsi que le rapport nous démontre que:
- La crise financière mondiale qui a débuté en 2007 via les scandales financiers aux USA a atteint l’économie canadienne au dernier trimestre de 2008
- Nous ressentirons cet effet jusqu’à la mi-2009 selon la RBC… Soyons prudents et disons 2009 au complet !
- Les pertes d’emplois font que les gens sont plus frileux et l’accès au crédit est aussi plus difficile
- Au niveau immobilier, malgré une légère baisse des prix, il est encore très coûteux d’acquérir une maison
- Janvier et Février furent des mois plus difficiles dans l’industrie mais Mars reprend le dessus
- L’indice d’accessibilité à la propriété, quant à lui, est redevenu favorable; cet indice mesure la proportion du revenu avant impôts qu’un ménage doit consacrer aux coûts de possession d’une propriété. Un indice de 50% veut dire que les ménages moyens doivent attribuer 50% de leur budget au coût de la propriété (hypothèque, taxes, entretien, etc)
Cet indice diminuant, cela veut dire que les gens ont plus de chances d’accéder à la propriété car une plus petite proportion de leur budget est nécessaire pour acquérir une maison. Ce sont de bons signes mais…
Selon moi, le meilleur indice d’une économie en santé est celui de la confiance des consommateurs et des dirigeants d’entreprise. L’indice des consommateurs américains oscille beaucoup et celui des canadiens s’est détérioré. Quant à celui de la confiance des dirigeants d’entreprises canadiens, elle est à son plus faible niveau…
Êtes-vous situés maintenant ?… pas moi ! Je crois que l’on peut résumer en disant que nous devons regarder en avant et travailler au maximum pour redresser notre situation québécoise et canadienne. On pourrait regarder des chiffres et des graphiques pendant un an et on ne verrait pas les bonnes opportunités passer ! C’est ce que j’ai compris…
En temps de récession ou en temps de croissance, il y aura toujours des opprotunités et il faut saisir les meilleures. Trop souvent, on prend la récession comme un moment où rien ne va plus et que nous devons tout arrêter. Au contraire, saisissez les opportunités pendant que les autres attendent!
Comme un de mes professeurs d’économie au CÉGEP, Raymond Munger, ce souverainiste convaincu (!), me disait: « En récession, investis ton argent dans une entreprise qui fabrique de la « baloney« ; c’est le seul moment que leurs ventes montent car les gens délaissent le steak et le filet mignon en période difficile ! » Bel exemple d’opportunités !
En passant, regardez la courbe de l’action de MacDonalds depuis 2 ans… C’est mieux que les baisses de 30% de la majorité !…
Voici une question dans la section « Parlez au Président »:
« Bonjour monsieur Carignan,
Je travaille présentement à la rédaction d’un projet de mémoire traitant de la transparence en ligne via les médias sociaux.
Plus précisément, ma problématique se situe au niveau de la transparence en ligne, un concept qui est à la fois la clé du succès d’une campagne marketing utilisant les médias sociaux et le frein premier pour ne pas s’y aventurer. À ce sujet, tous les spécialistes parlent de l’importance d’être transparent dans les communications via les médias sociaux, par contre, personne ne s’entend sur ce qu’est concrètement cette transparence et quelles en sont ses limites.
Je m’intéresse ainsi aux entrepreneurs québécois qui utilisent le blogue d’entreprise comme moyen de communication marketing et qui ont été confrontés de près ou de loin au concept de transparence. Le but de mon mémoire et de définir le concept de la transparence en ligne via le blogue d’entreprise et de faire ressortir les limites de ce concept.
Je vous écris, parce que vous avez un blogue d’entreprise. Je me demandais si vous êtes en mesure de participer à mon projet de mémoire en m’accordant une entrevue à ce sujet. L’entrevue pourra se faire en mai ou en juin.
Si vous avez des questions ou des commentaires, ne vous gênez pas.
En attendant de vos nouvelles
Au plaisir,
Karine Vezeau
www.vezoblog.com
Vezart@mac.com »
Quel beau sujet ! Pour répondre à votre question, je participerai avec plaisir à votre projet de mémoire et je vous promets une transparence digne de mention ! Jusqu’à quel point doit-on être transparent ?… C’est une excellente question et ma réponse la plus transparente serait la suivante:
« Une personne ou une entreprise qui se sert des médias sociaux comme outil de marketing doit amener son niveau de transparence aussi loin que possible, tant que certains intervenants n’en sont pas lésés de manière injuste »
Par exemple, si un client vit un problème avec sa construction et qu’il nous contacte en nous disant qu’il y a des erreurs sur le plan et que, suite à une vérification, nous sommes effectivement dans l’erreur, le Mea Culpa doit se faire. Si, par contre, il n’y a pas d’erreurs mais que le vice vient de l’incompréhension de l’entrepreneur sur un des aspects du plan, je ne crois pas que ce fait doit être rapporté directement et ainsi nuire à la réputation de l’entrepreneur qui n’a peut-être pas fait exprès.
Cependant, tout peut se dire dans la classe et le respect. De mon côté, je me suis fais un devoir d’être ouvert et je le suis, dans la mesure où le client me parle via le blogue (bien entendu) et que cela ne blesse personne injustement.
À date, cette ouverture et cette transparence ne sont pas toujours faciles à gérer mais elles apportent beaucoup de commentaires positifs car les lecteurs sentent que rien n’est parfait et que nous travaillons à améliorer notre offre de service.
Vous savez, dans la gestion quotidienne d’une entreprise, il y a une expression anglophone qui résume bien une des qualités prédominantes d’un bon gestionnaire:
« It’s not WHAT you know… It’ WHO you know ! »
En ce qui me concerne, cela décrit assez bien mon évolution de gestionnaire ! À chaque fois qu’une situation se présente, je me pose toujours la même question: « Qui est meilleur que moi pour m’aider avec ce dossier ? » À date, mes choix sont pas pire ! ;o)
Une de ces personnes qui m’aide énormément est mon mentor dont je vous ai parlé, Jacques Lemoine. Jacques fais partie de notre Conseil de Gestion et est toujours disponible pour me donner un coup de main. Il est un gestionnaire aguerri et sa feuille de route est éloquente. Je résumerai ma pensée en disant que c’est un gestionnaire qui sait comment faire de l’argent ! Dans la soixantaine, d’un franc-parlé jumelé à une carrure de joueur de football, il a redressé de multiples entreprises et a une logique de gestion qui est simple et efficace. Bref, il est imposant dans tous les sens du mot et à chaque fois que j’ai fait ce qu’il m’a dit, ça a fonctionné… À mon grand désarroi quelques fois !!! ;o) Il est mon deuxième père et je me tourne constamment vers lui lorsque vient le temps de prendre des décisions. Merci d’être là Jacques !
Lors de notre dernière rencontre, Jacques m’a remis un document que je veux absolument vous partager. Il a résumé un très intéressant article du Havard Business Review de février 2009 traitant du « Seize advantage in a downturn« .
Voici les principaux éléments en très, très résumé… et en français:
Fondamentaux Financiers: La liquidité est la clé de la survie (Business is cash!), quand les sources de liquidités sont rares et/ou difficiles à obtenir, il faut:
1. Contrôler et maximiser l’encaisse :
- Identifier les entrées et sorties de fonds (Cashflow)
- Produire un rapport hebdomadaire et un rapport de caisse mensuel
- Centraliser, s’il y a lieu, les encaisses des filiales ou des opérations extérieures
2. Contrôler et resserer le crédit
- Segmentez vos clients en fonction du risque que vous courez à les servir (Go fishing where the fishes are!)
- Accordez du crédit seulement aux clients valables et/ou stratégiques
- Évaluez le risque encouru par rapport au profit marginal que vous pouvez anticiper (cela permet de prioriser certains projets qui semblent bons vs les « vrais » bons!)
3. Gérez le fonds de roulement avec la plus grande rigueur
- Réduisez vos inventaires, resserrez la production et vos sources d’approvisionnement
- Réduisez vos recevables et suivez de près l’âge des comptes
4. Optimisez votre structure financière
- Réduisez vos dettes et autres obligations
- Assurez-vous de la disponibilité de sources et lignes de crédit (soyez prévoyants dans vos besoins)
- Identifez des sources de financement d’équité (là aussi, soyez prévoyants ! Évitez d’être à la dernière minute)
La valeur des actions: Une bonne valeur au marché de vos actions par rapport à celle de vos concurrents est essentielle pour attirer des capitaux et ainsi pouvoir profiter des opportunités qui se présenteront. Cela vaut pour les entreprises en bourse mais appliquez ce principe à votre PME et vous en bénéficierez autant!
Informez les investisseurs et partenaires de votre plan d’actions pour contrer la crise. Encore ici, soyez prévoyant car si vous rencontrez un investisseur alors que « le feu est pris dans la cabane », l’inquiétude deviendra le sentiment #1 de vos investisseurs potentiels.
La Gestion des affaires courantes: Des opérations non-contrôlées, des prix de ventes insuffisants (oui! oui!, ça peut arriver!), une structure (overhead) trop lourde, etc. fragilisent vos finances
1. Réduisez les frais et augmentez le rendement
- Éliminez les activités qui ne génèrent ou n’ajoutent pas de valeur
- Revoyez les activités qui ne semblaient pas nécessaires; maintenez le focus sur le rentable à court terme
- Consolidez et regrouper les fonctions et activités pour alléger l’organisation; croyez-moi, ça fonctionne!
- Analysez vos sources d’approvisionnement et questionnez-les
- Examiner les possibilités de sous-contracter les activités moins rentables; conservez les activités à forte valeur ajoutée
2. Réévaluez les sources de revenus
- Réactivez les mesures de rétention de vos clients
- Réalignez votre force de vente et sa bonification de sorte à augmenter vos revenus à cour terme
- Procédez à une nouvelle allocation des dépenses de ventes en vue d’un revenu immédiat
- Pensez à offrir de meilleurs conditions d’achat à vos clients contre de meilleurs prix de vente
3. Réévaluez votre marketing mix et votre stratégie de prix de vente
- Offrez vos produits sous de nouvelles formes, en versions « économiques »
- Identifiez les produits pour lesquels les clients sont prêts à payer le plein prix
- Disséquez vos services et vendez-les « à la carte »
4. Mettez un terme aux investissements prévus et vendez les actifs non-essentiels
- Resserez le budget de capitalisation au maximum
- Débarrassez-vous des actifs dont vous ne pouviez disposer en période « normale »
- Éliminez toutes les activités qui ne font pas partie de votre « core business »
Si vous mettez ces conseils en pratique, vous ferez partie du groupe qui traversera la récession, bien qu’elle soit plus « médiatique » qu’autre chose…
Merci Jacques et je tiens à te dire que je me ferai le plus grand porte-parole de ton livre à venir !!!
Un de mes bons amis et fidèle allié, Paul B. Goulet, m’a référé cet article de la presse dans lequel on nous parle que les mises en chantiers aux États-Unis ont connu un rebond inattendu, spécifiquement pour les maisons individuelles qui ont connu une croissance de 11% en février !
N’en déplaise à certains, les américains ne demeureront pas pantois devant leur situation difficile et sauront se sortir rapidement du goufre car, contrairement à nous, ils agissent et vont de l’avant. Cela peut provoquer des erreurs mais au moins, ils auront eu le mérite d’essayer.
Pendant ce temps, au Québec, on cherche des coupables à la Caisse de Dépôt alors que, comme nos politiciens, personne ne prend la responsabilité de ce désastre. Henri-Paul Rousseau, que je portais, mois aussi, en estime, a même poussé l’audace jusqu’à tenter de minimiser l’impact de cette perte de 40 milliards $.
M. Rousseau, quand une entreprise va mal et vit un scandale, c’est le président qui va au front; par contre, lorsqu’un navire coule, les rats sont toujours les premiers à se sauver…
Deux faits demeurent: Mario Dumont avait raison et nous sommes tous plus pauvres qu’il y a 3 ans !…
Soyons rassurés, Jean Charest a les deux mains sur le volant! Bouclez votre ceinture car ça va brasser ! Mais personne ne sera responsable si des erreurs survienennt!
Allez, au travail !