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Yves Carignan Président - D.G. Dessins Drummond Inc. |
Blogue en PlanArchitecture, Gestion, Conférences, Stratégies, Affaires, Actualité |
Je regarde mon blogue et je n’en reviens tout simplement pas comment le temps passe vite!… Mon dernier billet date du 10 octobre 2012 et, comme bien d’autres, j’ai toutes les raisons du monde pour expliquer pourquoi le délai fut si long entre mes deux billets! Michelle Blanc ne serait pas fière de moi car elle m’a souvent dit que la réussite d’un bon blogue dépend, entre autre, de notre constance à bloguer !… Ouch !
Lorsque l’on gère une entreprise, le temps devient une ressource rare et nos besoins de cette ressource sont illimités!
Le développement et le lancement de notre nouveau site axé sur les rabais relié à l’habitation, Coupons Maison, a pris une bonne partie de nos énergies depuis l’été dernier et nous sommes très heureux du résultat! Je vous invite d’ailleurs à consulter le blogue de Coupons Maison!
Le démarrage d’une nouvelle entreprise est un défi de tous les instants et un travail continu, étape par étape. Je tiens à féliciter toute l’équipe de leur excellent travail et de leur assiduité.
Mais un démarrage d’entreprise peut avoir son lot de joies et de surprises!… Et une de ces surprises m’est arrivée la semaine dernière!…
Le coup de barre dans le front!
Au cours de cette semaine, j’effectuais une vigie quotidienne de la page Facebook de Dessins Drummond et je vois le statut de l’ami Dany Paquin dont je vous fournis une copie ici:

Le commentaire pertinent de Francis Bédard qui dit que notre logo (maison verte) ressemble à celui de DuProprio me glace le sang et fait monter mes pulsations cardiaques d’un trait! Je vais directement sur le site de DuProprio et m’aperçois de la ressemblance… Je prends quelques respirations… Je suis en état de pseudo-choc pour 3 raisons:
1. Je me bats pour faire respecter les droits d’auteurs de Dessins Drummond et voici que les apparences sont totalement contre nous;
2. Je connais et respecte énormément Nicolas Bouchard, Président de DuProprio avec qui j’ai d’excellentes relations;
3. Je sais que Nicolas se bat contre des entreprises qui tentent de reproduire le concept de DuProprio et qu’il n’a certainement pas besoin que nous fassions un logo semblable au sien dans ses activités quotidiennes !…
Je m’empresse d’envoyer une note de mon constat à Nicolas et de lui présenter mes excuses et ce dernier me contacte sur mon cellulaire afin de discuter de la situation. Notre discussion est professionnelle et, même s’il ne me le demande pas, je lui annonce que je vais revoir notre logo dans les prochains jours. Nicolas apprécie et ne met aucune pression. Je n’en ai pas besoin et je sais ce que j’ai à faire !
L’exemple avant/après qui suit vous démontre les modifications apportées, surtout au niveau de la petite maison verte qui était au coeur du malaise. Le logo de droite, avec le pointillé, sera dorénavant le logo utilisé pour CouponsMaison.

Dans toute cette histoire, je suis fier d’avoir réagi rapidement et d’avoir eu la chance de contacter Nicolas avant qu’il ne le fasse. Et même si plusieurs me disaient que ce n’était pas « si semblable que ça », je me ferai toujours un devoir de respecter l’image des autres et de ne pas porter le public à confusion entre deux marques et/ou logos. Il en coûte extrêmement cher de développer une image d’entreprise, personne n’a le droit d’en copier n’en serait-ce qu’une partie pour promouvoir la sienne. C’est de l’entrepreneurship de bas niveau.
Le MeaCulpa fut fait et je crois que la faute fut pardonnée par M. Bouchard et les gens de DuProprio; milles excuses encore!
Je dois avouer que la beauté de cette petite saga est que je trouve le nouveau logo plus beau et représentatif de notre entreprise!… Comme quoi qu’une faute avouée est à moitié pardonnée et que le changement de comportement amène des améliorations !
Il est donc payant d’être honnête et droit. Les gens que vous côtoyez vous le rendrons.
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Samedi le 8 septembre, j’ai falli m’étouffer en lisant l’article « Petit Déjeuner avec GND » dans La Presse, écrit par le complaisant gauchiste et anti-américain, Patrick Lagacé. Ma description de M. Lagacé vous fera comprendre que je ne partage pas grand chose de ces opinions mais je dois avouer qu’il a le don de traiter de sujets qui me font réagir et c’est, en partie, son travail. Il m’arrive même de regarder ce qu’il écrit en me disant; « Bon, qu’est-ce que mon ami gauchiste a à dire contre les américains ce matin? » Notez que je n’ai rien contre les gauchistes; ça en prend pour balancer les débats. Mais j’ai de la difficulté avec ceux qui ne s’avouent pas ouvertement alors que le jupon dépasse un peu trop, comme Patrick Lagacé!
Toujours est-il que l’article parlait de sa rencontre avec Gabriel Nadeau-Dubois, GND pour les intimes… Tout le monde se souvient de ce personnage qui ne laissait personne indifférent; le militant veut la gratuité scolaire et un Québec Socialiste, voire communiste, un point c’est tout! À constater le succès que ces deux systèmes politiques ont connu à travers le monde, il est donc normal qu’une certaine classe de la population veuille l’adopter !! (Sarcasme…)
J’en ai parlé sur ce blogue, au début de la crise surnommé le « Printemps Érable », que je suis contre l’augmentation des frais de scolarité. Pourquoi? Parce qu’il paraît, à un moment donné de notre histoire, que nous avons fait un choix de société (je ne fus définitivement pas invité à ce meeting…), où nous avons convenu que les québécois paieraient beaucoup d’impôts et de taxes en retour de services médicaux extraordinaires, d’un système d’éducation le plus performant au monde et des routes à faire envier l’univers!… Si on veut augmenter les frais de scolarité, j’en conviens que je dois avoir un avantage de l’autre côté! Baisse de taxes? Baisse d’impôts? Rien de tout cela?… alors, je suis contre cette hausse! Qu’on diminue le rôle del’État dans d’autres secteurs, que l’on administre mieux notre argent, que l’on baisse mes impôts et je vais m’arranger pour payer l’éducation de mes enfants, comme la trèsgrande majorité de parents.
Je réitère que le problème de nos gouvernements n’en est pas un de revenus mais bien de dépenses…
D’un autre côté, pas parce que je suis contre une éventuelle hausse des droits de scoilarité que je deviens automatiquement pour la gratuité scolaire. Oh que NON! Car si quelque chose vous est offert gratuitement, c’est que quelqu’un, quelque part, le paie pour vous!…
Pour en revenir avec mon étouffement concernant le texte de M. Lagacé, voici la phrase de GND qui fut reportée dans le texte:
« L’endettemeent étudiant, ce n’est pas un plan au sens d’un complot. Mais il y a quelque chose de systémique: si on endette les étudiants, on change leur rapport avec les études. Avec 40 000$ à rembourser, tu ne seras pas intéressé par la philo ou par l’histoire de l’art. Le marketing et le Génie vont te sembler bien plus intéressant (…) C’est une manière efficace pour modeler de parfaits petits consommateurs du XXIe siècle. »
Si cette phrase est le seul argument de GND, je lui répondrai que si tu vas au CÉGEP ou à l’Université dans un seul but d’agrandir ta culture personnelle, comme il semble l’expliquer dans cet extrait, ça s’appelle un hobby (tel que décrit dans un billet, jadis, par Steph Guerin concernant les subventions) et la société n’a pas à payer pour cela. Si on finance à 87% l’éducation post-secondaire à même nos taxes et impôts, c’est que nous prenons le pari que ces jeunes contribueront au système à leur tour un jour, comme je le fais et vous le faites actuellement!… C’est ma vision d’une sociale-démocratie: tu aides l’autre et il en aidera d’autres un jour. Si tu passes 20 ans de ta vie sur les bancs d’école et que, par la suite, tu ne travailles pas dans ton domaine car les techniciens en histoire de l’art ne sont pas en grande demande, il y a un manque à gagner que d’autres doivent combler. Plate, mais RÉEL.
Selon l’argument de gratuité scolaire pour des formations « non-rentables » mais combien enrichissantes intellectuellement (lire « hobby »), je devrais demander que le gouvernement paie pour mon vélo et mon équipement de hockey car, grâce à cela, je me tiens en forme et je me tiens loin des hôpitaux, donc, je contribue à une société meilleure car mes hobbies font de moi un homme mieux dans sa peau, capable de mieux vivre et ainsi être plus productif!
Le syndrome de la machine à café…
Mon argument est bien simple: dès qu’il y a gratuité, il y a gaspillage.
Prenez l’exemple de la machine à café au bureau: mettez le café gratuit pendant un mois et vous verrez un volume d’environ 4 tasses de café/jour, par employé. Ajoutez un frais d’un (1) dollar et vous verrez la consommation diminuer de 75%… Pourquoi? Est-ce que le paiement enlève la soif ?… Bien sûr que non. Mais le fait de mettre un montant pour un café lui donne une valeur et évite le gaspillage. Peut-être trop simple pour les artisans de l’éducation gratuite mais le jour où ils devront payer pour les autres, ils comprendront… Si ce jour arrive!
Même chose pour la gratuité scolaire; un CÉGEP ou une Université gratuite ferait en sorte que nous aurions des étudiants éternels dans plusieurs facultés et départements. ce qui augmenterait la population étudiante, nous devrions alors agrandir les universités et CÉGEPs et les frais de cette décision seraient immenses. Maintenons donc les frais de scolarité mais assurons-nous que les fonds des universités et CÉGEP soient gérés adéquatement.
Je vous laisse pour quelques jours! Je dois aller travailler pour combler les manques des universités !

Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis heureux de revenir dans la blogosphère après une absence trop longue ! Ne me demandez pas ce qui s’est passé, je ne peux moi-même l’expliquer! Chose certaine, j’ai vu que mon dernier billet datait du 4 juin alors, je me suis dit qu’il était temps!
Cette fois-ci, je désire vous traiter d’un sujet que j’ai abordé dans le passé: Les Affaires et la Politique !
Sujet délicat si l’en est un, la politique demeure difficile à discuter même en famille et entre amis. Quelque soit votre allégeance, quelque soit votre pays, même. La discussion est difficile et tombe rapidement dans l’émotion. Ce sujet fut traité aujourd’hui même dans un texte de Antoine Palangié sur Yahoo! Finances.
Je vous dirais que mon rôle de président d’entreprise peut apporter certaines situations délicates car, comme diraient certains, « j’ai beaucoup à perdre!… » Une personne qui oeuvre dans un secteur où il n’a pas à convaincre un client d’acheter son produit ou ses services a une liberté plus grande qu’un chef d’entreprises lié à un secteur d’activités très compétitif.
Devenir drabe et sans couleur ne m’intéresse pas vraiment, ce ne serait pas moi. J’ai eu beau essayer de me retirer de certains débats, je tombe souvent en « rechute » comme je me plais à dire à mes confrères blogueurs Dany Paquin et Frédéric Langis. Être soi-même est une base du bonheur alors, j’ai décidé d’être heureux sans pour autant être imprudent!… Voici mes humbles trucs pour avoir une couleur politique tout en étant en affaires:
- Discuter avec respect; l’autre a droit à son opinion même si vous n’êtes pas d’accord avec! Pas facile celle-là! ![]()
- Attention à vos statuts Facebook ou Twitter et surtout à qui vous les faites!… L’écrit ne donne pas le ton et certains ont la mèche courte!
- Un ménage de vos amis Facebook et de votre Tweetlist peut s’imposer quelques fois!… Est-ce que vous tolérez les gens qui vous font monter la pression autour de vous ? Non? Pourquoi les tolérer dans les médias sociaux?… Out ! C’est bon pour vos artères.
- Ne discutez de rien que vous ne feriez pas en personne… Assumez ce que vous dites, les gens vous apprécieront encore plus.
- Allez-y avec humour! Ayez la subtilité d’un caricaturiste pour expliquer votre vision en mots!
- Avoir le dernier mot est souvent impossible ! Je le sais!…
Certains vous diront que d’être ami sur facebook ou de suivre quelqu’un sur Twitter qui pense différemment de vous apporte une vision autre que la vôtre. Ils diront également que c’est trop facile de tasser les gens qui ne pensent pas comme vous, que c’est lâche… Si vous voulez faire comme certains et passer 8 heures par jour à vous obstiner avec des gens experts dans ce domaine (l’obstinage), que grand bien vous fasse! Moi, je vais dans les médias sociaux pour m’informer, m’amuser et me changer les idées… ou en trouver de nouvelles! À chacun sa vision.
La chose que je déplore le plus actuellement dans les médias sociaux est le manque total d’ouverture. On dirait que certains sont présents sur ces sites uniquement pour faire avancer leurs idées, sans respect, avec violence et intimidation, tout en pronant la démocratie… L’épopée (j’espère qu’elle se terminera bientôt!…) des carrés rouges et la présente campagne électorale nous ont montré le visage violent et « prêt à tout » de certaines personnes. La saga de la grève étudiante fut la bougie d’allumage de mon ménage Facebook et Twitter et je vous garantie que je m’en porte mieux! Je ne conserve que les gens que je sais qui sont respectueux tout en poussant leurs idées à leur façon, préférablement humoristique.
De plus, mes opinions ne touchent que moi; pas celles de mon entreprise ni de mes employés. Ceux-ci sont majoritairement présents dans les médias sociaux et ils y vont de leurs opinions, sans subir de contre-coups de la part du patron!
C’est ça, la vraie démocratie!
Donc, oui, la politique et les affaires peuvent se marier, à condition que cela respecte certaines règles, comme dans un vrai mariage !

Cet après-midi, j’ai eu un bijou de texte proposé par mon ami Serge Guillot, un consultant en gestion, qui va comme suit:
« Un professeur d’économie dans un collège a annoncé qu’il n’avait jamais eu un étudiant qui avait failli son cours mais il s’est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe entière avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait ni pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire.
Alors, le professeur annonça : « D’ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe ».. Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne ne faillira ni n’aura un A…. ( En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).
Après le premier examen, les notes furent moyennées et tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu, étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent peu.
La moyenne du deuxième examen fut un D! Personne n’était content.
Lors du troisième examen, la moyenne fut un F.
Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l’autre.
À la grande surprise de tout le monde, ils faillirent tous. C’est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement car lorsque la récompense est grande, l’effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l’effort ni voudra réussir.
Cela ne pourrait être plus simple.
Les 5 phrases qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions sortant de cette expérience:
1. Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d’obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir (pensez à ce qui se passe présentement avec les Desmarais…);
2. Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler , une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense;
3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant;
4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant;
5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l’idée qu’ils n’ont pas besoin de travailler car l’autre partie va s’occuper d’eux et lorsque l’autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’ils méritent par leur efforts, cela est le début de la fin de toute une nation. »
J’aime bien quand la vie nous donne de ces exemples aussi simples et efficaces!… Que cette histoire soit vraie ou non, le point est qu’aucun système n’est parfait et qu’une chose est certaine, la règle du « tout le monde égal » engendre la médiocrité.
Favorisons l’excellence tout en aidant ceux qui en ont besoin… Pas ceux qui ne travaillent pas, ceux qui ne peuvent pas travailler!!
Avec tout ce qui se passe présentement dans notre belle province, plus précisément à Montréal, on se croirait à Beyrouth ou en Afghanistan! On voit d’un côté des groupes de pression marcher et demander au gouvernement d’en faire plus pour eux et de l’autre, un gouvernement qui gère en irresponsable et fraudeur les milliards que nous lui remettons. Sans compter notre Premier Ministre qui joue au Dany Turcotte pendant que les policiers se font lancer des pierres par de jeunes incompris…
Et le payeur de taxes et d’impôts dans tout cela?
Le dimanche 22 avril, ce fut la Journée de la Terre avec tout ce beau monde qui marchait afin de décrier tout ce que l’on fait subir à notre planète et toute cette exploitation minière et pétrolière qui détruit l’environnement. Il y avait aussi tous les gens qui se sentent lésés par le « système » et les nouveaux chômeurs d’AVEOS. C’est beau. C’est bien.
Et le payeur de taxes et d’impôts dans tout cela?
Suite à la lecture de l’excellent billet de Pierre Duhamel et également celui de Fred Fortin, suite à une relecture d’un billet que j’ai écrit et issu d’un texte de M. Claude Piché, ma charmante épouse et moi avons eu l’idée de créer quelque chose pour rendre un Hommage au progrès, à l’entrepreneurship et aux salariés des entreprises. Nous avons élaboré les idées suivantes:
En plus:
Ces dernières questions sont difficiles à répondre car:
Ce groupe identifié au progrès et à l’entrepreneurship serait sans doute très sélect!… Les critères d’admission pourraient être les suivants:
Comme on ne peut faire de manifestation, ni de parade, parce que nous n’avons pas le temps et que nous devons travailler pour payer les taxes et impôts du « $ystème », nous avons pensé de simplement produire une épinglette, un macaron ou un autocollant sur lequel il serait inscrit:
« JE Contribue à VOTRE $ystème!… »
Si quelqu’un peut s’en occuper faites-le! Moi je dois retourner travailler et payer mes impôts !…
Ou faites simplement circuler si vous approuvez !

Ce midi, La chambre de Commerce et d’Industrie de Drummond (CCID) organisait un dîner conférence avec M. Pierre-Karl Péladeau, ici, à Drummondville. Comme je connais un peu M. Péladeau que je n’use pas les chaises de cocktails et de dîner de la Chambre (une ou deux fois par année!…), je me suis dit que je me devais de participer à cette activité d’autant plus que le conférencier et le thème m’intéressent grandement! J’ai déjà parlé de son courage dans un billet précédent.
Tout d’abord, une impressionnante vidéo nous montre l’ampleur de cet empire qu’est devenu Québécor! Je ne peux énumérer toutes les divisions et sous-divisions mais je fus impressionné par tout ce que cette entreprise couvre et exploite! Nous pouvons être fiers de ce fleuron du Québec Inc., en tout cas, moi je le suis, tout comme les autres fleurons comme Cascades, Bombardier, Transcontinental, Couche-Tard, Jean Coutu et j’en passe.
Par la suite, M. Péladeau a brièvement parlé de son entreprise pour ensuite parler de la raison de sa présence devant nous: Promouvoir l’entrepreneurship Québécois. Étant le Président du Conseil d’Administration de la Fondation de L’entrepreneurship, M.Péladeau fait le tour de la province afin de présenter sa conférence dont l’objectif est de raviver en nous la flamme entrepreneuriale et d’investir dans le Québec de demain. Selon M. Péladeau, « l’entrepreneurship est en perte de vitesse au Québec. Un coup de barre s’impose si nous voulons demeurer compétitifs et conserver notre niveau de vie. »
Avec tout ce que je dis et surtout ce que j’écris via ce blogue, ma page Facebook ou mon compte Twitter, je ne peux qu’être d’accord avec lui!… Il a traité de plusieurs points mais quelques-uns ont retenu davantage mon attention:
Être entrepreneur, c’est prendre des risques et de foncer dans notre aventure. Très souvent, dans notre société ou les gens qui réussissent ou qui font de l’argent sont perçus négativement, le rôle de l’entrepreneur n’est pas reconnu à sa juste valeur. On ne peut rien y faire à court terme mais tentons d’éduquer nos enfants à foncer vers leur rêve entrepreneurial et à leur enlever cet héritage Catholique que nous fut inculqué depuis 400 ans que « l’argent est sale » ou « qu’il est plus facile pour le chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un homme riche d’entrer au paradis » !… Désolé de ma mémoire, mais je fus éduqué par les Frères du Sacré-Coeur à Bromptonville !
M.Péladeau a franchement parlé de ses relations avec les syndicats et de la négociation de ses 50 conventions collectives dans son entreprise, à un ryhtme de 10 par année!… Il a parlé que les syndicats devaient changer leur perception du travail et que la sécurité d’emploi n’apporte aucune créativité à l’entreprise. Il a repris des paroles d’un film de Denys Arcnand qui disait que la sécurité d’emploi amène le confort et l’immobilisme (ou quelque chose du genre). M. Péladeau n’a jamais parlé contre les syndicats dans son discours mais les a interpellé sur le fait que le Québec change, la concurrence est mondiale et que ces partenaires (ce sont ces mots) doivent aussi évoluer.
Les banques furent également prises à part; il a mentionné le fait que les difficultés de financement pour les jeunes entrepreneurs sont fréquentes et que les banquiers sont devenus très frileux. Je ne peux parler trop dans ce dossier car j’ai toujours eu un bon soutien de notre banque même si Marie-France et moi tentons par tous les moyens de développer nos projets d’entreprise par nos propres moyens! Mon mentor, M. Jacques Lemoine, m’a toujours dit que « Business is cash » et je l’ai appris! Les banques sont beaucoup plus enclins à prêter à des entreprises qui ont de bonnes liquidités qu’à celles qui semblent trop avoir besoin d’elles !!! C’est la théorie du prêteur de parapluie lorsqu’il fait soleil et que tu le perds de vue quand il pleut! À la défense de ces banquiers, ils ont des actionnaires exigeants et ils sont donc plus frileux face au risque des jeunes entrepreneurs… C’est là que le rôle d’un mentor pourrait jouer dans le financement d’un projet: sans s’impliquer financièrement dans le projet, le mentor devrait avoir une influence sur le prêt en garantissant une implication dans le projet afin de sécuriser la banque. Une idée comme ça, de mon cru!
M. Péladeau a également couvert le sujet du rôle de l’État dans l’économie via la SGF et la Caisse de Dépôt et Placements qui ont un rôle, entre autre, de maintenir des sièges sociaux au Québec. À ce sujet, étant de tendance assez de « droite » au niveau économique, je suis inconfortable avec l’internvetion de l’État dans l’économie mais je suis conscient que Québécor, sans l’intervention de Bernard Landry et de la Caisse de Dépôt, aurait difficilement pu acquérir Vidéotron et Rogers, l’acquéreur de l’époque, aurait sans doute déménager le tout à Toronto. Maintenant, les emplois de Vidéotron sont passés de 2000 à 6000 depuis l’acquisition par Québécor et le siège social est toujours au Québec. Mais j’aimerais quand même voir l’État ailleurs que dans l’économie et ne pas avoir besoin de ces interventions…
Autre point intéressant de sa conférence: avant de distribuer la richesse, nous devons créer la richesse!… Ça a l’air stupide comme propos mais nous faisons le contraire au Québec et nous devrons faire des choix rapidement! M.Péladeau a cité l’exemple de l’Allemagne dans son propos et ce pays est devenu le plus grand exportateur d’Europe grâce à des politiques axées aur la création de la richesse, en impliquant les entreprises et les syndicats. Je n’en dis pas plus, vous connaissez mon opinion!
En terminant et tel que spécifié au début de ce billet, M. Péladeau et moi avons un ami commun et un de mes amis proches à déjà travaillé pour lui. Ce qui fait que j’ai eu la chance de le rencontrer à quelques reprises depuis 2 ans et j’ai eu l’honneur de le côtoyer dans des moments familiaux, bien en dehors du travail. Cet homme est un passionné et il m’a surpris à plusieurs reprises à s’intéresser aux autres d’une manière que l’on ne s’y attend pas. D’une approche timide au début, il vous déballe son sac rapidement et il possède un sens de l’humour que j’adore! Je fus surpris qu’il se souvienne de mon nom à chacune de nos rencontres, du nom de mon entreprise et de s’intéresser à mes enfants. Quand il vous parle, il se concentre sur vous et pour moi, c’est une marque de respect, surtout venant d’un homme de sa trempe.
Je suis conscient qu’il a des ennemis mais je voulais partager mon expérience avec vous. Oui, je fais affaires avec Québécor, ce n’est pas toujours facile, mais j’ai d’excellentes relations avec cette équipe et j’en suis fier.
En plus, M. Péladeau répond toujours à mes courriels (2 ce soir!) et Dieu sait que je ne suis pas son client le plus payant !
Merci M. Péladeau et merci surtout de votre implication afin de réveiller le Québec!
Au cours des dernières semaines, tout le monde a pu constater le début des grèves des étudiants d’Universités au Québec et force est de constater que le mouvement prend de l’ampleur. Les médias nous envoient de l’information et des images à tous les jours, le pont Jacques Cartier fut bloqué et chacun donne son opinion qui vaut tout aussi bien que celle du voisin.
En discutant de ce sujet avec ma conjointe et associée, elle me demandait mon opinion face à ce débat; ma réponse fut d’une simplicité déarmante pour une personne qui tend plus vers la droite économique comme moi: « Je crois que nous devons dégeler ces frais et rattraper le retard le plus rapidement possible car ce gel n’a aucun sens; tout doit suivre l’inflation et un gel suppose une grosse augmentation à un moment donné. Les gouvernements prennent tellement peu de décisions, il faut que celle-ci se prenne un jour même si le dégel se fera lorsque nos propres enfants seront à l’Université! » (On passe toujours au mauvais moment nous!)
C’est alors que Marie-France me dit: « Moi je suis contre ces hausses et ça me surprend que tu sois pour! » On commence une discussion là !!!
« Si on augmente les frais de scolarité, on vient encore chercher de l’argent dans nos poches; mais est-ce que nos taxes ou nos impôts vont diminuer? Certainement pas! Donc, si le gouvernement ne fait pas son ménage, pourquoi on paierait encore pour ses excès ? »
Ouin!… Pas bête du tout! Le point de base étant que le système est sous-financé et que notre société ne veut rien savoir de voir l’entreprise privée s’intégrer dans l’éducation ou de voir notre système ressembler à celui des universités américaines. Ce faisant, on doit trouver l’argent quelque part! Comme je suis un apôtre de « L’utilisateur payeur », j’ai une ouverture certes au dégel des frais de scolarité. La preuve est faite si on se compare avec l’Ontario: leurs frais étant 3 fois plus élevés que les nôtres, ils graduent 25% plus d’étudiants per capita dans cette province que chez nous, comme en fait foi le billet sur l’excellent site de Antagoniste.net! Alors, je ne marche pas dans l’argument que si c’est plus cher, les jeunes s’instruiront moins. Regardez le secondaire: c’est gratuit et les jeunes décrochent. Malheureusement, le problème est plus profond que « financier »: il est « québécois »…
Cependant, je marche à fond dans l’argument que nous sommes tous à bout de payer! On augmente la taxe provinciale, on dégele les frais mais il y a aucun effort financier dans la gestion de l’État. Si on compare avec une entreprise (oui, j’aime comparer avec ce que je connais!), lorsque nous devons affronter des périodes plus difficiles, nous devons faire des choix et couper à certains endroits et devenir imaginatifs pour augmenter les revenus. Si rien de cela ne fonctionne, nous devons augmenter les prix (aller chercher dans la poche des clients/contribualbles) et nous faisons tout pour éviter ce geste. Cependant, dans la gestion de l’État, rien de cela ne se passe. La ponction dans les poches des contribuables est l’éléments numéro par manque de courage politique.
C’est un manque de respect du contribuable et c’est pour cette raison que je suis contre le dégel des frais de scolarité! Montrez-moi qu’il y a un effort dans notre gros État devenu ingérable et je sortirai l’argent de ma poche!
Ma belle Marie-France m’a encore convaincu!

En cette fin d’année 2011, je suis à regrouper quelques dossiers sur mon bureau et, comme à l’habitude, je songe à tout ce qui s’est passé au cours de l’année et je me suis dit que je devrais écrire tous mes souhaits pour cette période des Fêtes ! Pleins d’idées me passent par la tête et certaines sont reliées à l’actualité et d’autres sont plus personnelles… je vous en propose donc une jolie liste ici!
Chers lecteurs, prenez soin de vous et de ceux que vous aimez, c’est tout ce qui compte!… Pour le reste, il y a Master Card!

Au cours de la dernière décennie, la planète au complet a vécu le phénomène de la mondialisation des marchés et l’adaptation à cette réalité est parfois difficile tant pour les entreprises que pour les gouvernements.
Ces changements apportent leurs lots de réflexion et de remise en question. Bien entendu, le « business as usual » doit continuer (routes qui tombent, corruption, stagnation dans les projets de développements, etc) mais la réalité nous frappe en plein visage !
Regardez ce qui se passe aux États-Unis, en Grèce, dans plusieurs autres pays d’Europe… Les économies sont fragiles et les crises annoncées font en sorte que les investissements ralentissent, les banques sont frileuses face aux prêts et le consommateur se demande s’il aura du travail demain.
Dans ce climat d’incertitude, les gouvernements s’endettent et demeure trop frileux pour prendre les mesures de redressement afin de rétablir la situation. Résultat, l’incertitude grandit et nous entrons dans un tourbillon économique où l’on se demande: « qui aura les couilles pour nous sortir de cette situation? »
Dans mes lectures et à la radio, j’entends de plus en plus parler du phénomène de « Zéro Imposition » pour les corporations au Québec et cette idée me semble très logique. À première vue, les social-démocrates-gauchistes en nous se disent que nous devrions faire le contraire mais après quelques réflexions, je pense que cette idée doit faire son chemin et je m’explique:
Je regarde cette idée et je n’y vois que du positif… Je sais que je prêche pour ma paroisse mais je sais aussi que beaucoup de projets se développeraient plus rapidement dans ma propre entreprise en éliminant cette imposition. Aulieu de la remettre aux gouvernements, elle serait réinvistie (acquisition, amélioration productivité) ou distribuée aux actionnaires qui paieraient alors de l’impôt sur le revenus et/ou gain en capital.
Et ceux qui pensent que cette fiscalité enrichieraient seulement les plus riches, dites-vous que dès que l’argent sortirait, il y aurait de l’impôts à payer, que les coûteux programmes de subventions aux entreprises disparaîtraient (des centaines de millions en économies), que la valeur globale des entreprises augmenteraient et que nous attirions beaucoup de capitaux étrangers.
Et au cas où vous ne le savez pas, quand les entreprises font des profits, c’est tout le monde qui en bénéficie car:
J’aime l’idée! Qu’en dites-vous ?

Au cours de son émisison du 16 juin dernier, Jeff Fillion a eu des commentaires assez durs envers la condition de transgenre de Michelle Blanc, commentaires que Michelle a publié sur son blogue Femme 2.0 au cours du week-end. Nul besoin de vous dire que cette situation m’a troublée passablement jeudi soir car, comme plusieurs le savent, je côtoie les deux personnes dans ma vie professionnelle et occasionnellement personnelle.
Pour ceux qui ne le savent pas, je collabore à une émission radiophonique avec Stéphane Bruyère qui est diffusée sur le XM 156, station satelitte qu’exploite l’entreprise de Jeff Fillion. Je fus reçu en entrevue à quelques reprises par Jeff sur Radio Pirate et il a toujours été correct avec moi et envers Dessins Drummond et ce, même avant que nous achetions des spots publicitaires à sa station. Cette situation de respect jumelée à un auditoire ciblé et fidèle a fait en sorte que nous avons investi en publicité avec lui depuis maintenant 2 ans.
Quant à Michelle, nul besoin de vous dire qu’elle fait partie du succès internet de Dessins Drummond. Plusieurs de mes billets parlent d’elle, j’ai fait des conférences avec elle et je fus témoin de l’évolution de sa condition et cette expérience m’a fait énormément grandir. Je comprends mieux la situation des trans et j’en suis fier. Je sais qu’elle nous (Marie-France et moi) respecte beaucoup et ce respect est réciproque. Je collabore avec elle depuis 4 ans et jamais sa condition ne fut questionnée; au contraire, j’ai trouvé qu’elle avait un « guts » incroyable de risquer sa vie et sa carrière en sortant du placard et cela mérite tout mon respect.
Le situation entre Jeff et Michelle a soulevé plusieurs questions quant à ma position dans ce « conflit ». Mon ouverture et mon désir de transparence font en sorte que j’ai décidé de publier le tout sur mon blogue. Je me permets de vous présenter le fil des événements:
Jeudi le 16 juin vers 22h00, je regarde mon fil Twitter et je vois quelqu’un qui écrit que Jeff Fillion a eu des commentaires désobligeants envers Michelle Blanc. Je réussis à entendre les commentaires qui étaient effectivement durs. J’envoie un un Direct Mail (DM) à Michelle pour lui dire que je viens d’entendre cet audio et que je suis troublé par cette situation. Peu de temps après, je vois un Tweet de Jeff Fillion qui dit à Michelle qu’il est désolé d’avoir mis en doute sa crédibilité et qu’il connait quelqu’un qui l’a comme consultante et qu’il sait qu’elle connaît son domaine. J’ai su samedi ce que je doutais: ce quelqu’un était Dessins Drummond, en l’occurrence, moi!…
Jeff demande donc à Michelle, sur ce même tweet, de l’avoir en entrevue pour le vendredi AM. À 23h00 le jeudi soir, je félicite Jeff pour ce geste car, effectivement, Michelle connaît et maîtrise très bien son domaine. Plusieurs voient en cette demande de Jeff une façon de sauver sa peau (vu via Facebook et Twitter); de mon côté, je fais confiance à la personne que je connais et lui donne le bénéfice du doute. Je ne suis pas là pour faire la morale à personne, j’ai bien assez de moi et de mes enfants à moraliser !!!
Toujours en DM, j’écris à Michelle et lui suggère d’accepter la proposition d’entrevue de Jeff car, de cette façon, elle pourrait expliquer à Jeff et son équipe que sa condition est scientifiquement reconnue de même que le traitement (lire transformation) qu’elle a subi. Jeff Fillion dérange et est aussi capable d’entendre les arguments fondés des autres. Michelle, maîtrisant autant le dossier des Transgenres que le Web, avait une occasion unique de s’expliquer avec Jeff et de fermer le dossier.
J’ai eu la chance de discuter avec Michelle au téléphone vendredi AM vers 7h30 et je lui ai réitéré d’accepter l’entrevue: elle devait, selon moi, continuer l’éducation sur sa condition sans perdre de temps ni d’argent avec les avocats et les poursuites. Je lui ai ajouté que ses explications pourraient tomber dans les oreilles de gens qui ont peut-être des préjugés et qui comprendront sans doute mieux cette condition. L’entrevue a eu lieu vendredi matin et vous pouvez l’entendre via le lien proposé par Radio Ego. Faites votre propre opinion.
Le hasard a voulu que toute cette situation se passe 2 jours avant que je quitte pour la Floride. Comme je voulais y aller avec mon véhicule et que je savais que Jeff et son accolyte Yves Landry descendaient dans les mêmes dates, je leur ai demandé si je pouvais les suivre lors de leur voyage en auto. Ils ont accepté et nous avons roulé sur la 95 dans la journée de samedi et dimanche. Nous n’étions pas dans le même véhicule mais nous avons eu la chance de discuter du dossier lors de nos peu fréquents arrêts et lors de notre passage à l’hôtel samedi pour le coucher.
Jeff ayant présenté ses excuses en ondes à Michelle, je n’avais rien à ajouter sur ce sujet. Je me suis concentré à expliquer à Jeff et Yves Landry l’histoire de Michelle et les raisons de sa réaction car elle vit fréquemment avec des menaces, des commentaires disgracieux ainsi que des regards louches. La crainte fait partie de sa vie. Certains me diront que je victimise, moi je vous dis ce que je vois et comment je la vois. D’autres diront qu’elle n’a qu’à changer de carrière, moi je dis que cette condition ne mérite pas une réorientation totale. Je ne suis pas psy mais Michelle en a plein le cul des commentaires et sa conjointe également. Je ne peux demeurer indifférent face à cela, que ce soit devant Jeff ou quiconque. C’est ce dont nous avons parlé calmement mais Jeff a de la difficulté avec cette différence; ça se sent et il le verbalise. Ça n’excuse pas mais ça explique, comme dirait ma blonde, avec sa verve légendaire !
Cette situation m’a rendu inconfortable mais mon constat de base demeure le même: Jeff manque d’information sur la condition de Michelle et a porté des opinions qui ont blessé cette dernière. Il ne voyait pas l’ampleur de la portée de ses opinions et Michelle voyait, dans les propos de Jeff, une autre attaque et/ou situation qui ferait en sorte qu’elle aurait encore à se défendre sur sa condition. Le point de Michelle est que des propos de ce genre, entendu par quelqu’un d’homophobe ou de « transgenrophobe » pourrait tourner en une situation potentiellement dangeureuse pour elle; du genre: « Fillion pense exactement comme moi, donc, je suis correct de les haïr ». De son côté, Jeff poussait l’argument que jamais il n’incite à la violence physique envers les autres et je le crois. Mon opinion? Avec ce qu’elle a vécu, je comprends que Michelle veuille se protéger et protéger sa conjointe. C’est normal. Je crois que Jeff l’a trop poussé, d’où ses excuses en ondes.
Je crois surtout que Jeff a besoin d’information pour le sensibiliser. Au moment où elle m’a annoncé sa condition, Michelle m’a remis plein de textes à ce sujet et j’ai vite compris qu’elle ne jouait pas à la « fofolle » et je m’en voulais d’avoir eu certains préjugés envers les trans auparavant. Je suis donc une autre preuve vivnate que certains états et certaines opinions se changent avec une information adéquate. À ce sujet, lors d’une conversation cet après-midi avec Michelle, je lui ai demandé de me fournir la même documentation qu’elle m’avait fournie à l’époque, ce qu’elle a fait. Je l’ai envoyée à Jeff en mettant Michelle en copie. Le reste leur appartient mais s’ils ont besoin de moi, en ami, je serai là.
C’est en informant les gens que l’on pourra réussir à mieux se comprendre. C’est en côtoyant Michelle que j’ai compris ce qu’elle vivait, je souhaite à tous, même à Jeff, de connaître cette expérience afin de mieux comprendre cette condition. Je vous propose les liens de cette documentation fournie par Michelle via le blogue Femme 2.0, un texte qui explique ce qui cause le transsexualisme, les désordres causés par le transsexualisme ainsi que la procédure thérapeutique reconnue internationalement de suivi des trans. Si vous avez des préjugés et ne prenez pas la peine de lire ou, du moins, de survoler ces textes, vous n’avez malheureusement pas le droit de juger ces gens. Si vous connaissez de la documentation contradictoire, merci de m’en informer.
Ni Michelle ni Jeff n’ont vu mon texte avant que je le mette en ligne, par respect de mon amitié envers eux. Seule Marie-France, ma conjointe et meilleure alliée, l’a vu. Je l’ai écrit avec mes trippes et j’espère que les deux parties comprendront où je veux en venir. Je leur laisse le reste mais j’aimerais un jour voir Michelle en studio avec Jeff et jaser de Web ! C’est le domaine qui les rapproche le plus après tout…
Je tiens à préciser que mes opinions et le contenu de mes textes n’impliquent que ma personne. Les employés et agences de Dessins Drummond ne sont aucunement impliqués dans mes propos. Sachez que vos commentaires, constructifs et non-diffamatoires sont les bienvenus.
Merci de me lire !